Toitures végétalisées, tout ce qu’il faut savoir

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Les toitures végétales que l’on voit fleurir en ville suscitent une grande curiosité. Très techniques, elles font se réunir les professionnels du bâtiment, les architectes, les paysagistes et les horticulteurs.

Des études menées en Europe depuis les années 80 montrent que les toitures végétales, outre leur aspect esthétique vert, ont un impact fort sur la protection de la biodiversité et de l’environnement en milieu urbain et sur la qualité de l’air et l’atténuation des îlots de chaleur urbaine. Comment est composée une toiture végétalisée ? Les cinq points à connaître pour comprendre comment ça fonctionne.


Toiture végétalisée
Crédit photo@ARRDHOR

1. Le support porteur

Qu’il soit en béton, en acier ou en bois, tout est possible à partir du moment où le support porteur peut résister au poids de l’installation prévue. Il faudra donc s’assurer que la charpente est capable de supporter une charge de 80 à 250 kg/m² qui correspond à la masse des différents composants du système de végétalisation, de l’eau stockée dans le système et du poids des végétaux.
Le toit peut être plat ou incliné, les cas standards (visés par les Règles Professionnelles pour les Toitures et Terrasses végétalisées) allant jusqu’à 20 %. Il est recommandé de construire des terrasses avec une pente minimale de 1 à 2 %, pour diminuer l’épaisseur de la couche drainante et donc le poids général de la structure, et pour éviter les stagnations d’eau préjudiciables à la végétation.

2. Le complexe isolant

La toiture végétalisée peut être mise en œuvre sur tout type d’isolant admis sous étanchéité (polyuréthane, verre cellulaire, laine minérale, polystyrène) dont la résistance à la compression est compatible avec les surcharges prévues.

3. Le complexe d’étanchéité

L’étanchéité de la toiture est assurée par différents systèmes. On peut opter pour une chape souple d’étanchéité constituée d’une armature en fibres de polyester et de bitume élastomère. La masse bitumineuse contient des agents antiracines empêchant la pénétration des racines à travers le complexe étanche. La face inférieure est recouverte d’un film thermofusible et la face supérieure est protégée par une autoprotection minérale.
Il existe aussi une résine d’étanchéité bitume-polyuréthanne monocomposante, prête à l’emploi, contenant des agents anti-racines empêchant la pénétration des racines à travers le complexe étanche.

4. Le complexe de végétalisation

On entend par complexe de végétalisation l’ensemble des matériaux permettant la croissance des végétaux. Il assure en outre une fonction de drainage en favorisant l’évacuation de l’eau en excès et une fonction de culture en permettant l’ancrage et la nutrition des plantes.

5. Les recommandations

Les toitures végétalisées nécessitent une possibilité d’accès pour l’entretien.
Il faut aussi savoir que même si les cultures extensives peuvent convenir presque partout, une végétation de type semi-intensif ou intensif nécessite une structure spécialement dimensionnée.
Mieux vaut prévoir une toiture végétalisée dès la conception de l’habitat. Mais elle est bien entendu possible sur des constructions déjà existantes.

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