Triangle d’activité en cuisine : concevoir une implantation efficace, avec les bonnes cotes et les erreurs à éviter

Réussir une cuisine ne dépend pas d’abord des façades, du plan de travail ou des poignées. Cela dépend de la façon dont vous bougez, cuisinez, rangez, lavez et circulez au quotidien. Une cuisine peut être magnifique et pourtant pénible à utiliser, simplement parce que les distances sont mauvaises, les zones ne sont pas au bon endroit, ou la circulation est bloquée dès que deux personnes sont présentes. Inversement, une cuisine sobre peut être extraordinairement confortable si son implantation est pensée comme un parcours logique.

Le concept de triangle d’activité, souvent résumé en trois points — froid, lavage, cuisson — est une manière simple de structurer cette logique. Mais il est fréquemment mal appliqué. Certains le réduisent à une règle rigide de distances “idéales”, sans tenir compte de la taille de la pièce, des contraintes d’ouverture, de la présence d’un îlot, ou de l’usage réel du foyer. Or une cuisine ne se conçoit pas comme un schéma abstrait. Elle se conçoit comme un espace de travail domestique, avec des contraintes de sécurité, d’ergonomie, de rangement et de convivialité.

L’objectif de cet article est de vous donner une lecture d’expert, précise et actionnable, pour concevoir une implantation qui fonctionne. Vous allez comprendre ce qu’est réellement le triangle d’activité, comment l’adapter aux différentes configurations (I, L, U, parallèle, îlot), quelles cotes sont réellement utiles pour éviter les erreurs, et comment organiser les rangements selon des zones d’usage. L’enjeu est simple : une cuisine bien implantée se vit mieux, coûte souvent moins cher à corriger, et évite des compromis douloureux une fois la pose terminée.

Le triangle d’activité : une logique de parcours, pas une règle géométrique

Le triangle d’activité part d’une observation évidente : dans une cuisine, l’essentiel du temps se passe entre trois fonctions. La première est le stockage du froid, généralement le réfrigérateur et parfois un congélateur. La seconde est le lavage, c’est-à-dire l’évier, la zone de préparation associée, et parfois le lave-vaisselle. La troisième est la cuisson, c’est-à-dire la plaque, le four, et l’espace nécessaire pour manipuler casseroles et plats chauds.

Ce triangle est utile parce qu’il réduit les déplacements inutiles et limite les croisements dangereux. Quand l’évier est trop loin de la plaque, vous marchez davantage avec des casseroles pleines. Quand le réfrigérateur est isolé, vous multipliez les allers-retours. Quand la zone de préparation n’est pas située entre lavage et cuisson, vous vous retrouvez à couper des aliments “où vous pouvez”, au lieu de le faire dans un espace prévu.

Mais il faut corriger une idée répandue : le triangle n’est pas une règle de distance universelle. C’est une manière de penser l’enchaînement des gestes. Une cuisine de 7 m² et une cuisine de 18 m² ne peuvent pas suivre la même logique géométrique. Une cuisine utilisée à deux, avec repas fréquents, ne se vit pas comme une cuisine d’appoint. Une cuisine ouverte avec îlot impose une autre gestion des circulations.

Ce qu’il faut retenir, c’est l’intention : réduire la friction. Une implantation réussie minimise les contournements, évite de traverser des zones de passage avec des objets chauds, et place les surfaces de dépose au bon endroit. Le triangle est donc un outil, pas une doctrine.

Les quatre zones d’une cuisine efficace : stockage, préparation, cuisson, lavage

Pour concevoir correctement, il est utile de raisonner en zones plus qu’en meubles. Une cuisine efficace comporte quatre zones fonctionnelles, dont le triangle n’est qu’un sous-ensemble.

La première zone est le stockage. Elle inclut le réfrigérateur, mais aussi les provisions sèches, les boissons, et parfois un cellier ou une colonne garde-manger. Une cuisine mal pensée place souvent le stockage loin de l’entrée de la cuisine, ce qui rend le déchargement des courses pénible, ou au contraire place le stockage dans une zone qui bloque la circulation.

La deuxième zone est la préparation. C’est la zone la plus importante et la plus sous-estimée. Elle correspond au plan de travail principal, là où vous découpez, assemblez, et où vous posez temporairement les ingrédients. Idéalement, cette zone se situe entre le lavage et la cuisson, parce que la préparation est le pont entre les deux. Si vous ne retenez qu’une priorité, retenez celle-ci : la préparation doit être généreuse, dégagée, et placée logiquement.

La troisième zone est la cuisson. Elle demande des surfaces de dépose de part et d’autre, parce que cuisiner implique de poser, remuer, sortir, reposer, et parfois poser un plat brûlant. Une plaque coincée contre un mur, sans dépose, est une source de risques et d’inconfort. Le four, selon les usages, peut être sous plan ou en colonne. L’enjeu n’est pas l’esthétique, mais la sécurité et l’ergonomie.

La quatrième zone est le lavage. Elle comprend l’évier, la poubelle, le lave-vaisselle si présent, et la gestion des produits d’entretien. Une cuisine bien conçue place la poubelle et le tri près de l’évier et de la préparation, pas à l’autre bout. Elle place le lave-vaisselle de manière à ce que l’ouverture ne bloque pas tout le passage, et à ce que le rangement de la vaisselle soit simple.

Quand ces quatre zones s’enchaînent naturellement, votre cuisine devient fluide. Quand elles sont dispersées, vous compensez par des déplacements, et votre cuisine devient fatigante.

Les cotes et distances qui comptent vraiment : ergonomie, sécurité, circulation

On peut donner des repères de cotes sans tomber dans la règle rigide. Ce qui compte, c’est de comprendre à quoi servent les distances : à éviter les collisions, à permettre l’ouverture des meubles, et à créer un espace de travail confortable.

La largeur de circulation est le premier point. Une cuisine est un espace où l’on ouvre des portes et des tiroirs. Si vous ne prévoyez pas suffisamment de dégagement, chaque geste devient un conflit. Dans une cuisine où une seule personne cuisine la plupart du temps, une circulation raisonnable permet de passer sans se coller aux plans. Dans une cuisine où deux personnes se croisent, ou dans une cuisine ouverte sur séjour, il faut davantage de marge, sinon la cuisine devient un goulet d’étranglement.

Dans une implantation en parallèle, ce point devient critique. Deux linéaires face à face peuvent être extrêmement efficaces, mais seulement si l’espace central permet à une personne de travailler pendant qu’une autre passe, et si l’ouverture des éléments ne bloque pas tout. Si le lave-vaisselle s’ouvre sur un passage étroit, l’espace devient inutilisable dès que la machine est ouverte. C’est un cas typique où une cuisine “bien dessinée” sur plan devient invivable en réalité.

Le second point est la surface de plan de travail utile. Beaucoup de cuisines sont “pleines” de plan de travail mais manquent de plan de travail disponible, parce que les petits appareils occupent tout ou parce que la zone de préparation est coupée en segments trop courts. L’expertise consiste à identifier une zone de plan de travail principal, assez longue pour cuisiner réellement, idéalement située entre l’évier et la plaque. La longueur exacte dépend de la taille de la cuisine, mais l’idée est de créer un vrai “poste de préparation”, pas une succession de petites plages.

Le troisième point est la proximité logique. Le réfrigérateur doit être accessible sans traverser la zone de cuisson, l’évier doit être proche de la préparation, la plaque doit être proche de la dépose. La proximité n’est pas une question de mètres, c’est une question de trajectoires. Une cuisine peut être grande et pourtant fluide si les trajectoires sont courtes et directes. Elle peut être petite et pénible si les trajectoires se croisent.

Le quatrième point est la sécurité. Les zones chaudes doivent être éloignées des zones de passage, surtout si vous avez des enfants. Une plaque à l’extrémité d’un linéaire, en bout de passage, est un risque. Une plaque placée de manière à ce que l’on doive passer derrière une personne qui cuisine est aussi un risque, car on se retrouve à se frôler avec des casseroles. La hotte, la ventilation, et les prises électriques doivent également être placées pour éviter les câbles qui traînent et les multiprises surchargées sur le plan de travail.

Enfin, il y a la hauteur de plan, souvent négligée. Un plan trop bas fatigue le dos, un plan trop haut fatigue les épaules. La hauteur idéale dépend de votre taille et de votre manière de cuisiner. Dans un projet bien mené, cette question n’est pas un détail : elle conditionne votre confort quotidien. Un cuisiniste sérieux vous interrogera sur ce point, car la cuisine est un poste de travail domestique.

Les implantations principales : ce que chaque configuration permet, et ce qu’elle interdit

Une cuisine n’est pas seulement une somme de meubles. C’est une géométrie. Chaque implantation a ses forces, ses faiblesses et ses conditions de réussite.

Implantation en I : simple, économique, mais exigeante sur l’organisation

Le linéaire unique est fréquent dans les petites cuisines et les cuisines ouvertes. Il peut être très efficace si l’ordre des zones est bien pensé : stockage, préparation, lavage, préparation, cuisson, par exemple, avec une zone de préparation centrale. Son principal défaut est la concentration : tout se fait sur une seule ligne, et si le plan de travail est trop court, la cuisine devient vite saturée.

Dans une cuisine en I, la priorité absolue est de maximiser le plan de travail utile, et de limiter les coupures inutiles. L’autre priorité est de prévoir des rangements intelligents, car un seul linéaire réduit la capacité de stockage. Une cuisine en I réussie est souvent une cuisine où l’on a accepté de déplacer certains éléments en colonne, ou de créer un petit retour si possible.

Implantation en L : polyvalente et souvent la plus facile à réussir

La cuisine en L est l’une des configurations les plus robustes, parce qu’elle permet de répartir les zones et de créer une préparation confortable. Elle offre souvent une bonne place pour un poste de lavage et un poste de cuisson sans se gêner. Elle devient encore plus intéressante si elle permet de créer une grande zone de préparation dans l’angle ou sur un segment long.

Le risque principal du L est la mauvaise gestion de l’angle. Un angle mal exploité crée un “trou” de rangement, ou un plan de travail inutilisable. Un angle bien géré, avec des solutions adaptées, peut au contraire offrir un stockage précieux. Il faut aussi éviter de placer l’évier ou la plaque trop près de l’angle, car cela réduit les surfaces de dépose et rend la zone moins confortable.

Implantation en U : très efficace, mais attention à la circulation

Le U peut être une cuisine extrêmement performante, parce qu’il entoure l’utilisateur et réduit les distances. Il permet souvent un triangle très court, donc une grande efficacité. Son défaut classique est d’être trop serré. Si l’espace central est insuffisant, vous vous retrouvez à cuisiner dans un couloir. Si les ouvrants se gênent, l’espace devient conflictuel.

Une cuisine en U réussie est une cuisine où la circulation est encore possible, où les zones sont bien réparties sur les trois branches, et où la préparation est généreuse. Dans certains cas, un U partiellement ouvert, type “G” ou avec un retour moins profond, offre un compromis intéressant.

Implantation en parallèle : redoutablement efficace, mais exigeante sur la largeur

La cuisine en parallèle est souvent sous-estimée, alors qu’elle est très ergonomique. Elle permet de séparer les fonctions : d’un côté le lavage et la préparation, de l’autre la cuisson et le stockage, par exemple. Elle peut offrir une grande surface de plan de travail. Elle est aussi très efficace pour un usage intensif.

Son point de fragilité est la largeur entre les deux linéaires. Si elle est trop faible, vous ne pouvez pas ouvrir deux éléments en même temps, et la cuisine se bloque. L’autre fragilité est la cohabitation avec le passage vers une autre pièce. Une cuisine en parallèle qui est aussi un couloir est souvent désagréable. Si vous aimez cuisiner, cette implantation peut être excellente, mais elle doit être dimensionnée pour ne pas devenir une contrainte.

Îlot : convivial, mais seulement si l’espace est suffisant et le rôle de l’îlot est clair

L’îlot est devenu un symbole de modernité, mais il est souvent mal compris. Un îlot n’est pas forcément un poste de cuisson. Il peut être un poste de préparation, un poste de repas, un poste de rangement, ou une combinaison. Le pire scénario est un îlot installé “par envie”, sans espace, qui crée des circulations trop serrées et bloque l’ouverture des éléments. Dans ce cas, l’îlot dégrade la cuisine.

Un îlot réussi suppose de l’espace autour pour circuler, ouvrir des tiroirs, et travailler à deux. Il suppose aussi de clarifier sa fonction. Si l’îlot est un poste de préparation, il a besoin de plan de travail et de rangements. Si l’îlot est un poste de cuisson, il impose une gestion de la hotte, de la ventilation et des projections, et il modifie la dynamique de circulation. Si l’îlot est un poste de repas, il doit être dimensionné pour être confortable, avec une hauteur et un dégagement adaptés.

Dans une approche experte, on ne commence pas par “mettre un îlot”. On commence par définir le besoin, puis on vérifie si l’espace le permet sans dégrader le triangle et la circulation.

Les erreurs qui coûtent cher : ce que l’on ne voit pas sur les plans

La première erreur est de sacrifier la zone de préparation. Une cuisine où l’évier et la plaque prennent toute la longueur de plan, sans espace utile entre les deux, devient une cuisine où l’on prépare “où l’on peut”. C’est la source numéro un d’inconfort.

La deuxième erreur est de placer la plaque ou l’évier en bout de linéaire, au bord d’un passage. On crée alors des conflits de circulation et des risques. Une zone chaude doit être encadrée, pas exposée au passage.

La troisième erreur est de créer une cuisine “pleine” mais sans rangement fonctionnel. Avoir beaucoup de meubles ne signifie pas avoir un rangement accessible. Les angles mal traités, les étagères profondes, les meubles hauts trop hauts, rendent le rangement pénible. Une cuisine bien pensée privilégie des tiroirs, des rangements à portée, et une logique de zones.

La quatrième erreur est de sous-estimer l’ouverture des appareils. Un lave-vaisselle, un four, un réfrigérateur, s’ouvrent. Ils prennent de la place. Le plan doit intégrer l’espace d’ouverture et l’espace pour se tenir devant. Une cuisine qui ne l’anticipe pas se bloque en usage réel.

La cinquième erreur est d’oublier la poubelle et le tri. C’est l’un des gestes les plus fréquents en cuisine, et pourtant il est souvent relégué dans un endroit illogique. Dans une cuisine ergonomique, le tri est proche de la préparation et du lavage.

La sixième erreur est de négliger l’éclairage et les prises. Une cuisine peut être bien implantée et pourtant inconfortable si le plan de travail est mal éclairé. Les prises doivent être placées là où les usages réels existent, sans multiplier les câbles visibles.

Enfin, la septième erreur est d’oublier la ventilation. Une hotte mal dimensionnée ou mal placée, une extraction inexistante, entraînent dépôts de graisse, odeurs persistantes et parfois humidité. Une cuisine est un lieu de vapeur et de particules fines. Une ventilation cohérente est un élément de confort, pas un luxe.

Organiser les rangements par zones : la méthode qui transforme l’usage au quotidien

Une cuisine performante se range comme elle se cuisine : par zones. Cette logique évite de marcher en permanence et rend la cuisine intuitive.

La zone de cuisson doit contenir casseroles, poêles, ustensiles de cuisson, huiles et condiments utilisés à chaud, ainsi que les maniques et plats. Si vous devez traverser la cuisine pour chercher une spatule, vous perdez du temps et augmentez les risques.

La zone de préparation doit contenir couteaux, planches, bols, saladiers, accessoires de mesure, et idéalement une poubelle de tri à proximité. C’est aussi la zone où le plan de travail doit rester le plus dégagé possible, parce que c’est votre “poste principal”.

La zone de lavage doit regrouper produits d’entretien, sacs, éponges, et doit permettre une gestion simple de la vaisselle sale et de la vaisselle propre. Le lave-vaisselle, s’il existe, doit être placé pour que le rangement de la vaisselle propre soit fluide, sans traverser toute la pièce.

La zone de stockage sec doit regrouper provisions, petit-déjeuner, conserves, et idéalement être accessible sans entrer profondément dans la zone de cuisson. Une colonne garde-manger ou des tiroirs adaptés peuvent faire une différence majeure.

Cette organisation est plus importante que le choix d’une façade. Elle conditionne votre satisfaction. Une cuisine peut être belle, mais si vous passez votre temps à chercher et à contourner, vous la regretterez.

Adapter le triangle à votre mode de vie : cuisine rapide, cuisine passion, famille, couple, télétravail

Le triangle doit être adapté au nombre de personnes et au style de cuisine.

Dans un foyer où l’on cuisine peu, la priorité est souvent la simplicité : un triangle compact, une zone de préparation suffisante, et un rangement bien dimensionné pour éviter l’encombrement. Dans un foyer où l’on cuisine beaucoup, la priorité devient la surface de plan, la capacité de rangement accessible, et la circulation à deux. Dans une famille, la sécurité et la gestion des passages deviennent déterminantes : éviter que les enfants traversent la zone chaude, prévoir un espace où ils peuvent “aider” sans être dans l’axe de cuisson, et organiser les rangements pour que les objets dangereux ne soient pas à portée.

Dans une cuisine ouverte, un autre facteur apparaît : la convivialité. Une cuisine ouverte se vit aussi comme un espace social. L’implantation doit alors éviter que la cuisine devienne une zone de passage permanent, et elle doit gérer la relation entre préparation, cuisson et espace repas. Un îlot ou un retour peut jouer ce rôle, mais uniquement si l’espace le permet.

Enfin, si la cuisine sert aussi au télétravail ponctuel ou aux devoirs des enfants, il faut distinguer l’espace “travail domestique” de l’espace “repas/assise”, sinon vous mélangez les flux et vous vous gênez.

Une cuisine réussie est une cuisine qui minimise la friction et maximise le plaisir d’usage

Le triangle d’activité n’est pas une recette universelle. C’est une méthode pour penser l’enchaînement des gestes, réduire les déplacements inutiles et sécuriser les circulations. Une cuisine réussie aligne quatre zones essentielles — stockage, préparation, cuisson, lavage — dans une logique simple, avec une zone de préparation réellement utilisable, des surfaces de dépose là où il faut, et une circulation qui reste possible même quand les appareils sont ouverts.

Les cotes ne sont pas un dogme, mais elles ont une fonction : permettre d’ouvrir, de passer, de travailler à deux, et d’éviter les conflits d’usage. Les erreurs les plus coûteuses ne sont pas esthétiques. Elles sont ergonomiques : pas de plan de travail utile, passage bloqué, plaque en bout, tri mal placé, rangements illogiques, éclairage insuffisant.

Si vous concevez votre cuisine comme un espace de travail domestique, et non comme une vitrine, vous obtenez une cuisine plus agréable, plus sûre et plus durable. Et c’est précisément ce que cherche une rénovation de qualité : un aménagement qui se vit bien tous les jours, pas seulement le jour de la pose.

Matériaux biosourcés en construction : pourquoi les utiliser ?

Mis en avant par la RE 2020, les matériaux biosourcés sont recommandés dans les nouvelles constructions. Ces écomatériaux permettent de construire des maisons respectueuses de l’environnement, avec une pollution moindre. On vous présente ce qu’est un matériau biosourcé et ses multiples avantages.

Matériaux biosourcés : définition

Un matériau biosourcé est un matériau issu du vivant, soit végétal (bois, chanvre…), soit animal (laine de mouton). Il est utilisé comme matière première pour la construction et la décoration de bâtiments.

Pour qu’un matériau de construction soit considéré comme biosourcé, il doit être composé d’un certain pourcentage de matière biosourcée. En général, il est utilisé comme isolant ou pour composer des mortiers, du béton ou des panneaux.

Le label Bâtiment biosourcé

Le label Bâtiment biosourcé a été créé en 2012 pour mettre en valeur les bâtiments composés d’écomatériaux.

Le label informe de la masse totale de matériaux biosourcés par mètre carré de surface de plancher. Il comprend 3 niveaux :

  • le premier niveau demande l’utilisation de 2 matériaux biosourcés de la même famille ou non, avec des fonctions différentes (isolation, structure, revêtement de sol, etc) ;
  • le deuxième et le 3ème niveau requièrent la mise en œuvre de 2 familles d’écomatériaux.

Il faut également respecter une quantité minimale de matériau biosourcé incorporé dans le bâtiment pour atteindre les différents niveaux. Le nombre de kg / m² dépend de l’usage du bâtiment : maison individuelle, industrie, bâtiment collectif, commerce, bâtiment agricole, etc.

Pourquoi utiliser des matériaux biosourcés ?

L’impact du secteur du BTP sur l’environnement est considérable. Il est de plus en plus nécessaire de bien choisir les matières premières utilisées, afin de réduire cet impact voire de créer des bâtiments passifs ou positifs.

De plus, la construction biosourcée présente des avantages conséquents :

  • les matériaux biosourcés sont aussi qualitatifs que les matériaux classiques ;
  • leur utilisation ne change pas la façon de travailler des artisans ;
  • la biomasse végétale et animale est renouvelable ou issue du recyclage ;
  • les matériaux captent le CO2 de l’atmosphère et contribuent à diminuer les émissions de gaz à effet de serre ;
  • ils régulent parfaitement les variations de température et d’humidité, ce qui procure un grand confort thermique et des économies d’énergie ;
  • ils ont d’excellentes propriétés acoustiques ;
  • ils subissent moins de traitements chimiques ;
  • ils offrent une grande qualité d’air intérieur.

Matériaux biosourcés : exemples

Voici une liste de matériaux biosourcés pour vous aider à comprendre quels sont les matériaux à utiliser pour un habitat écologique.

Le bois

Le plus connu de tous est évidemment le bois ! Matériau biosourcé par excellence, il offre d’excellente performances thermiques et acoustiques aux maisons. Son avantage est qu’on peut l’utiliser partout : charpente, plancher, murs, isolation, décoration… C’est un matériau écologique multifonction et très pratique.

Le chanvre

Parmi les isolants biosourcés, le chanvre est en bonne position. La plante possède de belles performances acoustiques et thermiques, ainsi qu’une excellente régulation de l’humidité. Elle résiste également au feu. Le chanvre est utilisé pour l’isolation des murs, des combles ou des rampants de toiture. Mélangé à la chaux, le chanvre crée un béton pour construire des murs porteurs.

La laine de mouton

D’origine animale, la laine de mouton remplace peu à peu les laines minérales pour l’isolation des maisons. Elle est transformée en panneau d’isolation semi-rigide. Veillez toutefois à ce qu’elle ne subisse pas trop de traitements chimiques, au risque de diminuer son intérêt écologique.

Le liège

Il est réalisé à partir de chêne-liège ou de bouchons recyclés. Comme le bois, il offre une excellente isolation thermique et acoustique, en plus d’être imputrescible. Il n’a donc à subir aucun traitement chimique ! Le liège est particulièrement utilisé pour l’isolation des planchers.

La ouate de cellulose

Ce matériau est fabriqué à partir de journaux recyclés. La ouate de cellulose possède de fortes propriétés isolantes, on l’utilise donc beaucoup en panneaux ou en vrac pour isoler les bâtiments. Son rapport qualité/prix est très attractif pour les artisans. Toutefois, elle doit subir un traitement chimique pour résister aux incendies.

La paille

La paille est un écomatériau particulièrement économique, qui s’installe facilement sans nécessiter de traitement. Elle est recouverte d’un enduit de terre crue et de chaux pour résister aux incendies. On l’utilise beaucoup comme revêtement de façade, mais aussi en isolation intérieure ou extérieure.

Le textile recyclé

Ce matériau biosourcé est conçu à partir de vêtements défibrés, mélangés et thermoliés. Le textile recyclé est idéal pour l’isolation des murs, des rampants de toiture et des combles.

Les risques liés aux matériaux biosourcés

Le comportement au feu

Le risque principal de l’utilisation des matériaux biosourcés provient de leur comportement au feu. Certains éco-matériaux sont particulièrement sensibles au risque incendie. Ils doivent alors subir un traitement chimique ou intégrer un écran coupe-feu pour répondre aux exigences de la réglementation incendie.

Les nuisibles

En ce qui concerne les insectes nuisibles, il faut différencier les matériaux d’origine végétale et animale. Les écomatériaux végétaux ne contiennent pas de matière susceptible d’attirer les insectes. En revanche, la laine de mouton peut attirer les mites.

Pour les rongeurs, le problème ne tient pas tant au matériau qu’au système constructif. L’accès aux rongeurs au sein des parois doit être limité lors de la construction, par exemple avec des grilles anti-rongeurs.

Le traitement chimique

Certains matériaux biosourcés font l’objet de traitements chimiques pour être utilisables en construction. Leur composition peut intégrer des additifs chimiques, notamment pour résister aux moisissures, aux insectes ou au feu.

On pense notamment au bois, qui doit absolument être traité contre les insectes xylophages. C’est le cas également de la laine de mouton, qui est parfois tellement traitée qu’elle perd de son intérêt écologique.

L’assurance décennale

Peu importe le matériau utilisé, l’assurance décennale est obligatoire. Toutefois, l’utilisation de matériaux biosourcés doit entrer dans la clause “technique courante” du contrat, pour être couverte. En cas de doute, le constructeur ne doit pas hésiter à demander une confirmation écrite à l’assureur.

Si les techniques de mise en œuvre des matériaux biosourcés entrent dans la clause “technique non courante”, il faudra alors souscrire une extension d’assurance et régler une surprime.

Maison en bois : ce qu’il faut savoir avant de construire

De plus en plus de Français sont séduits par la construction de maisons en bois. Nous vous recommandons de bien vous renseigner avant de vous lancer dans ce projet de construction de logement. Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur les maisons en bois !

Pourquoi construire une maison en bois ?

Bien que la crise sanitaire ait ralenti la croissance du marché de la construction de maisons en bois, la part de la construction bois dans le marché du logement est à 6,5% en 2020, en légère hausse par rapport à 2018*.

Les maisons en bois ont longtemps souffert d’une image désuète, type chalet de montagne, pourtant leur construction devient tendance depuis plusieurs années. En effet, les maisons écologiques en bois gagnent du terrain, avec de belles économies d’énergie à la clé.

Aujourd’hui, on trouve davantage de maisons en bois modernes et contemporaines. Le bois est un matériau qui permet une grande créativité, grâce à sa légèreté et sa souplesse. De plus, les extensions de maison sont généralement en bois : de quoi vous inciter à construire directement une maison en bois si vous envisagez d’agrandir !

Les avantages de la maison en bois

Faire construire une maison en bois vous garantit de multiples avantages :

  • un temps de construction plus court que pour une maison classique ;
  • un matériau naturel, écologique, sain et résistant ;
  • une excellente isolation phonique et thermique (le bois est un isolant 6 fois supérieur à la brique) ;
  • une durée de vie accrue grâce à la solidité du bois ;
  • une consommation d’énergie très faible (jusqu’à 30% de chauffage en moins par rapport à une maison en béton)
  • une meilleure conservation de la chaleur et de la fraîcheur ;
  • une plus grande surface habitable grâce à une épaisseur de mur réduite.

Les inconvénients des maisons en bois

Quelques inconvénients doivent néanmoins être relevés pour vous aider à faire votre choix en connaissance de cause :

  • une maison à ossature bois exige des traitements chimiques pour la protéger ;
  • le prix des maisons en bois ne cesse de grimper du fait de la tendance ;
  • le permis de construire d’une maison en bois peut être difficile à obtenir dans certaines régions ;
  • les constructeurs de maisons en bois sont encore peu nombreux en France.

Les techniques de construction d’une maison en bois

La maison à ossature bois

Cette technique de construction comprend une structure porteuse entièrement en bois, ou combinée à un autre matériau, à la manière des maisons à colombage. La structure du mur utilise également des éléments en bois, avec des isolants pour supprimer les ponts thermiques.

La maison en bois massif empilé

Le bois massif empilé est la plus ancienne technique de construction. Elle est beaucoup utilisée dans les régions montagneuses : le chalet en est l’exemple parfait. Les murs de la maison en bois massif empilé se composent d’un empilement de madriers plats, de madriers demi-rond ou de rondins.

La maison en panneaux de bois

Cette technique de construction utilise des panneaux de bois assemblés à plis croisés. Ils sont préfabriqués en usine et livrés prêts à poser sur le chantier. Les panneaux en bois peuvent aussi bien être utilisés pour l’ossature de la maison que pour la façade.

Prix d’une maison en bois

Si la maison en bois a la réputation d’être coûteuse, elle offre pourtant un excellent rapport qualité/prix ! Ce qui peut faire varier le coût, c’est l’essence de bois choisie et la surface à construire.

Le prix d’une maison en bois clé en main est approximativement de 1850€ par mètre carré. Une maison en kit est bien moins chère, à 350€ le m² pour les modèles d’entrée de gamme.

Si le coût vous fait hésiter, gardez en tête que la construction en bois vous permettra de réaliser des économies d’énergie à moyen et à long terme, sans compter l’excellente durée de vie du bois.

Quel constructeur de maison en bois choisir ?

Pour réaliser la construction de votre maison en bois, vous devez sélectionner un artisan expérimenté et digne de confiance. Avant de le choisir, vérifiez bien l’existence de l’entreprise, ses certifications (par exemple, la certification CTB Constructeur bois), ses assurances et ses dernières réalisations.

Pensez à vous rendre au salon Viving le plus proche de chez vous pour rencontrer des constructeurs de maison en bois qualifiés, prêts à répondre à vos besoins. Nous accueillons chaque année plusieurs constructeurs tels que les Maisons Lignal, Breizh Wood, Akabois, Maisons Bois GLV ou encore Natilia.

Vous avez un projet de maison en bois bien défini ? Contactez-nous et nous trouverons les professionnels qu’il vous faut ! Déposez votre projet habitat directement sur notre site Viving et nous nous occupons de tout.

Vos questions sur la construction de maison en bois

Quelle essence de bois choisir ?

Le choix de l’essence de bois dépend de vos attentes et de votre budget. Nous vous recommandons de choisir une essence de qualité pour une construction durable. Par exemple, le sapin de Douglas, le Mélèze ou le Red Cedar qui sont particulièrement robustes. Un entretien régulier sera toutefois nécessaire pour conserver l’éclat du bois.

Comment entretenir une maison en bois ?

Pour que votre maison ait la meilleure longévité possible, un entretien est obligatoire. Il est conseillé de traiter le bois de votre maison tous les 5 ans environ. Une lasure doit être appliquée sur l’ossature bois pour préserver l’aspect naturel du matériau. Tous les ans, inspectez l’état de votre maison pour intervenir rapidement en cas de problème.

Quelle toiture pour une maison en bois ?

De nombreux choix de toitures s’offrent à vous ! Nous vous conseillons de privilégier un matériau résistant, léger et esthétique, pour s’accorder au mieux avec votre maison en bois.

Les tuiles en bois, du même matériau, se marieront parfaitement avec votre façade. Elles ont une longue durée de vie, résistent aux intempéries et sont un excellent isolant. La toiture en zinc est également un bon choix : c’est un matériau 100% recyclable qui nécessite peu d’entretien, avec une grande espérance de vie.

*Étude 2020 de l’Observatoire économique de France Bois Forêt

Tiny House : ce qu’il faut savoir avant d’acheter

Très tendance depuis quelques années, la tiny house commence à faire des adeptes en France. Ces petites maisons mobiles sont originales et parfaitement adaptées pour y vivre, en choisissant un mode de vie minimaliste et écolo ! Avant de vous lancer, voici ce qu’il faut savoir sur les tiny house.

Qu’est-ce qu’une tiny house ?

C’est en 2002 qu’est créée la première entreprise proposant la construction de tiny house, ou micro-maison : la Small House Society. La société est créée par Gregory Johnson et Jay Shafer.

La tiny house a commencé à véritablement se développer en 2005, après le passage de l’ouragan Katrina en Nouvelle Orléans. Le mouvement a encore progressé avec la crise des subprimes en 2007.

Ces petites maisons en bois sont des habitations écologiques à taille humaine, dont la particularité est d’être mobile. Ce logement se distingue du caravaning car sa conception thermique est plus proche d’une maison. La tiny house est une belle alternative pour les personnes qui souhaitent un mode de vie minimaliste et écologique, à moindre frais, tout en profitant d’un confort plus important qu’en cabane ou roulotte.

Les tiny house en France

Les tiny house ont été importées en France dans les années 2010, où de nombreuses personnes ont décidé de construire ces petites maisons originales. En France, ces maisons écologiques sont rarement des résidences principales comme aux États-Unis.

Elles sont plutôt utilisées comme des caravanes ou des camping-cars, pour une escapade le temps d’un week-end ou de vacances. Grâce à leur mobilité, il est facile de les transporter comme une remorque.

Tiny house : la réglementation

De la même façon qu’une maison, la micro maison est soumise à des réglementations qu’il faut connaître avant d’acheter.

Dimensions de la tiny house

En France, la tiny house doit respecter ces dimensions :

  • largeur maximale : 2,55 mètres
  • hauteur maximale : 4,3 mètres
  • longueur maximale (hors véhicule de tractage) : 12 mètres
  • poids maximal : 3,5 tonnes

De plus, la maisonnette ne peut dépasser les 30 m². Il est donc nécessaire d’optimiser chaque mètre carré pour y installer un salon, une cuisine, une salle de bain et une chambre !

Stationnement limité

La tiny house ne peut être stationnée au même endroit que 3 mois. C’est un habitat mobile, qui est soumis à la même réglementation que la caravane.

Il est néanmoins possible de séjourner plus longtemps sur un même terrain. Vous devez faire une déclaration préalable et demander l’accord de votre mairie. Selon le plan local d’urbanisme (PLU), certaines communes accepteront votre maison mobile et d’autres refuseront.

Permis remorque

Pour déplacer votre tiny house, il vous faut un permis remorque. En effet, la petite maison est construite sur une remorque pour être mobile. Il est donc nécessaire d’avoir le permis adapté !

Si votre maisonnette pèse moins de 3 tonnes, remorque comprise, un permis B suffit.

Si elle pèse 3,5 tonnes, vous devrez avoir le permis BE, qui vous autorise à conduire un véhicule tractant une remorque pour un poids maximum de 7 tonnes (comprenant le véhicule et la remorque).

Assurances de la tiny house

La tiny house est à la fois une maison et un véhicule. 2 assurances sont donc requises : une assurance habitation adaptée et une assurance caravane.

Combien de temps pour construire une tiny house ?

Les constructeurs avancent le chiffre de 3 mois pour construire une tiny house, au minimum. Selon le carnet de commandes du professionnel auquel vous faites appel, votre maison pourrait ne pas être prête avant 1 an !

Tiny house : le prix

Le prix de la tiny house peut considérablement varier selon le constructeur choisi, mais aussi les équipements pour la rendre autonome. On trouve 2 types de maisons : les tiny house clé en main et les tiny house hors d’eau/hors d’air.

Les tiny house hors d’eau hors d’air ont un prix variable entre 18 000 et 35 000€. Qu’entend t-on par hors d’eau et hors d’air ? Ce sont des micro maisons dont la toiture est étanche à l’eau, et dont les portes et fenêtres ont été posées et étanchéifiées. L’avantage, c’est que vous disposez d’une qualité professionnelle sur la structure, mais que vous réalisez vous-même tous les aménagements.

Les tiny house clé en main, c’est-à-dire complètement aménagées, débutent à 29 000€ et peuvent aller jusqu’à 80 000€.

Pour les budgets plus limités, il est également possible d’acheter une tiny house d’occasion, déjà construite. Si vous vous sentez l’âme d’un bricoleur, pourquoi pas fabriquer votre tiny house ? Mais cela requiert de nombreuses compétences et peut vous prendre beaucoup de temps.

Les avantages de la tiny house

Autonomie

La maison mobile peut s’installer n’importe où, du moment que le terrain choisi est équipé en eau et en électricité. Pour garantir votre autonomie, vous devrez quand même prévoir des équipements en conséquence, comme des bouteilles de gaz par exemple.

Mobilité

Le point fort de la tiny house, c’est sa mobilité. Envie de déménager près de la mer ? Remorquez votre maison à votre voiture et vous voilà en direction de la côte. Une envie de montagne ? Direction les Pyrénées. Installez-vous partout, selon vos envies grâce à la tiny house.

Aménagement

Bien que la taille de la tiny house soit réduite, il est parfaitement possible d’y vivre en couple sans se marcher sur les pieds. De nombreuses astuces permettent de mieux aménager l’intérieur de la tiny house et de profiter de chaque mètre carré. La micro-maison requiert un mode de vie minimaliste, mais sans renoncer au confort !

Les inconvénients de la tiny house

Vie de famille compliquée

S’il est possible de vivre à deux dans une tiny house, cela peut devenir compliqué avec des enfants. En effet, les enfants en bas âge ont besoin d’espace et de plus de confort que les adultes. Il faut également gérer l’école, les vacances, les relations sociales, etc.

Autonomie relative

Atteindre l’autonomie complète fait partie des rêves des habitants des tiny house. Malheureusement, les réglementations et les équipements nécessaires vous compliquent la tâche.

Pour avoir de l’électricité, on peut installer des panneaux solaires mais son utilisation risque d’être limitée. Pour le chauffage, le gaz et le pétrole seront nécessaires, car il semble difficile de stocker du bois dans une tiny house… En ce qui concerne l’eau, difficile de récupérer de l’eau de pluie. Il est donc nécessaire de s’approvisionner à un réseau collectif.

Dimensions limitées

On abordait le sujet tout à l’heure, la tiny house ne doit pas dépasser une certaine hauteur, une certaine largeur, une certaine longueur et un certain poids ! De ce fait, ses dimensions sont fortement limitées. L’aménagement intérieur est donc compliqué, car il ne faut pas dépasser 3,5 tonnes.

Stationnement

Comme une caravane, la tiny house ne peut pas stationner plus de 3 mois au même endroit, sauf avec une autorisation de la mairie. Il est également interdit de stationner dans les zones agricoles « strictes », dans les zones naturelles protégées, dans les secteurs où le camping est interdit, dans les bois, forêts et parcs classés comme espaces boisés à conserver, dans les forêts classées…

La tiny house peut donc stationner sur les emplacements réservés au camping car. Ainsi, le stationnement peut être difficile avec une micro-maison !

Administration

Si votre tiny house est votre résidence principale, vous risquez de ne pas pouvoir obtenir d’adresse administrative puisqu’elle n’a pas de reconnaissance officielle. En ce qui concerne les impôts, la tiny house n’est pas considérée comme un bien foncier mais elle est soumise à la taxe annuelle sur les résidences mobiles terrestres, comme les caravanes et les camping-cars.

Extension de maison : réussir son agrandissement

En regardant votre maison, avez-vous déjà pensé “Trop petit” ? Si c’est le cas, oubliez vos idées de déménagement : une extension peut suffire pour augmenter votre surface à vivre tout en apportant une valeur ajoutée à votre domicile. Consultez nos conseils pour réussir votre agrandissement !

Pourquoi agrandir sa maison ?

De nombreuses raisons peuvent vous pousser à vouloir agrandir votre maison : arrivée d’un enfant, besoin d’un bureau, envie d’avoir plus d’espace pour vivre… et surtout sans avoir à déménager. Car en effet, il pourrait être plus simple de changer de maison, non ? Mais si vous vivez déjà dans la maison de vos rêves, un simple problème de surface ne doit pas vous obliger à déménager. Construire une extension de maison permet de créer un nouvel espace adapté à vos besoins. Faites appel à un architecte d’intérieur afin de connaître la meilleure solution pour augmenter votre surface à vivre.

Quelles sont les solutions d’agrandissement pour une maison ?

On trouve plusieurs solutions d’agrandissement pour une maison. Choisissez-la selon vos attentes, mais aussi les possibilités que vous offre votre maison. Faites-vous conseiller par un professionnel de l’habitat pour sélectionner la meilleure solution pour votre extension.

Extension de maison latérale

L’extension de maison latérale est certainement la solution d’agrandissement la plus plébiscitée par les propriétaires. Il est toutefois nécessaire de posséder un terrain suffisamment important pour prolonger la maison. Cette extension peut se faire de plain pied ou avec étage, selon l’architecture existante.

Surélévation de maison

Cette solution d’extension est souvent mise en œuvre dans les villes, où la densité ne permet pas de prolonger une maison. Elle consiste à ajouter un ou plusieurs étages à votre maison. Avant de choisir la surélévation, il faut s’assurer que la construction est assez solide pour supporter une élévation : si ce n’est pas le cas, vous devrez prévoir un renfort de fondations.  La plupart des surélévations sont en bois, par souci de légèreté.

Annexe de maison

Comme pour l’extension latérale, l’annexe suppose d’avoir un grand terrain. Son usage doit également être spécifique, puisqu’elle sera à l’écart de la maison. C’est un bon choix pour un lieu de travail, de loisirs ou pour une habitation indépendante. La construction indépendante est plus facile à réaliser d’un point de vue architectural, sans se soucier de la cohérence avec la maison.

Véranda

Si vous n’avez pas besoin de beaucoup d’espace supplémentaire et un petit budget, peut-être qu’une simple véranda peut suffire ! De toutes les extensions, c’est celle dont l’implémentation est la plus facile. Le choix des matériaux est vaste et elle peut agrandir n’importe quelle pièce : entrée, salon, cuisine, salle à manger, etc.

Comment choisir les matériaux de son extension ?

Dans le cadre d’une extension de maison, on retrouve souvent les mêmes matériaux : bois, parpaing ou métal.

Le bois est idéal pour tous les types d’extension et est généralement moins cher que les autres matériaux. Le parpaing est également très utilisé, apprécié pour sa durabilité et sa solidité. Quant au métal, c’est un excellent isolant sonore et il est 100% recyclable.

Le choix des matériaux est essentiel avant de réaliser votre extension. Pour celles qui sont supérieures à 150 m² ou à 30% de la surface existante, il est obligatoire de respecter les exigences environnementales de la RT 2012, et de la RT 2020 dès 2021. Vous devez donc vous diriger vers des matériaux performants énergétiquement et respectueux de la planète. Les matières naturelles et les énergies renouvelables doivent être privilégiées.

Quel budget pour une extension de maison ?

Si un projet d’extension de maison est généralement coûteux, les plus petites extensions sont accessibles aux budgets réduits. Par exemple, l’installation d’une véranda peut vous apporter davantage d’espace sans vous coûter trop cher. C’est l’extension la plus accessible sur le marché.

 

Solution d’extension de maison Prix au m² TTC
Véranda Entre 300 et 2000€
Extension en bois Entre 1100 et 1500€
Extension en parpaing Entre 1200 et 2500€
Extension en métal Entre 1700 et 3100€
Surélévation de maison Entre 1800 et 2200€ sans aménagement

Quel permis pour une extension de maison ?

Plusieurs démarches sont obligatoires pour avoir l’autorisation d’agrandir sa maison. D’abord, vous devez consulter le Plan Local d’Urbanisme (PLU) ou le Plan d’Occupation des Sols (POS) de la commune disponible en mairie, afin de vous assurer que vous avez le droit de réaliser une extension de maison, et dans quelles conditions.

Ensuite, vous devrez déposer une déclaration préalable de travaux en mairie si votre extension de maison est en bois et est comprise entre 5 et 40 m² de surface habitable. Pour les projets d’agrandissements en briques ou en bois supérieurs à 40 m² de surface habitable, un permis de construire devra être demandé.

Dès lors que votre projet d’agrandissement porte votre surface totale à plus de 170 m², le recours à un architecte est obligatoire en plus du permis de construire. Néanmoins, nous vous recommandons de faire appel à un architecte pour les travaux les plus complexes comme la surélévation de toitures, la construction d’un annexe ou d’une extension latérale.

Une fois les travaux terminés, vous devrez remplir une déclaration d’achèvement de travaux (DAACT), et demander une attestation de non contestation aux services de l’urbanisme.

Harmoniser son extension avec sa maison

Vous avez choisi la véranda, l’extension latérale ou la surélévation ? Dans ces 3 cas, il est absolument indispensable d’harmoniser votre extension et votre maison actuelle. Vous ne devez pas imaginer que cette extension est une partie indépendante de la maison, sauf si c’est une véritable annexe. Il faut donc que l’extension soit cohérente par rapport au reste de votre logement : c’est un prolongement logique, fonctionnel et esthétique.

A l’extérieur aussi, l’agrandissement doit être en harmonie avec la façade existante. Un ravalement de façade devra peut-être être envisagé pour un rendu agréable et soigné, sans démarcation entre votre maison et sa nouvelle extension.

Nous vous recommandons de contacter un architecte d’intérieur pour qu’il fasse les bons choix architecturaux et penser à la continuité des peintures et des revêtements de sol. L’objectif : donner l’impression que votre extension a été prévue dès le début de la construction !

 

Construire sa maison sur un terrain à bâtir : nos conseils

Lorsqu’on se décide à acheter un terrain pour construire sa maison, le parcours peut s’avérer compliqué. Faire construire une maison demande beaucoup d’investissement sur la durée et les étapes sont nombreuses : choisir le bon terrain, engager un constructeur, choisir sa maison, demander un permis de construire, financer les travaux, etc.

Définir son budget de construction

Avant de vous lancer dans l’achat d’un terrain et d’une maison neuve, soyez certain que vous avez le budget pour la construire. En moyenne, le m² d’une maison neuve vaut environ 1400€ mais cela varie évidemment selon l’emplacement de votre terrain. En France, le prix moyen d’une maison neuve avec son terrain coûte 240 000€.

Le recours à un crédit immobilier est généralement nécessaire pour construire une maison sur un terrain à bâtir. Prenez rendez-vous rapidement avec plusieurs banques (dont la vôtre) pour parler de votre projet immobilier, afin de déterminer votre capacité d’endettement et votre apport personnel.  Le fait de mettre plusieurs organismes bancaires en concurrence vous permettra d’obtenir de meilleures conditions de prêt et d’intérêts.

Choisir un terrain pour construire sa maison

Avant de construire une maison, il faut choisir un terrain constructible. Vous pouvez trouver des annonces de terrains à vendre dans des agences immobilières, auprès d’aménageurs lotisseurs et de constructeurs de maisons individuelles, à la mairie ou directement auprès de particuliers.

La localisation

La localisation fait partie des critères essentiels lorsqu’on choisit un terrain à bâtir. Nous vous conseillons d’opter pour un emplacement “côté”, à proximité de commerces, d’écoles et de transports en commun, pour que votre maison ne perde pas de valeur avec le temps. De la même façon, faites attention aux nuisances : chemins de fer, axes routiers, couloirs aériens, champs… cela pourrait déprécier votre maison.

Secteur diffus ou lotissement

On trouve deux types de terrains à bâtir : les terrains en secteur diffus, ou isolés, et les terrains situés dans un lotissement.

Dans un secteur diffus, votre liberté sera plus grande : vous pourrez faire construire la maison de votre choix. Cependant, les travaux de raccordement (tout à l’égout, eau, gaz, internet, etc) seront aussi à votre charge si la parcelle n’est pas viabilisée.

Dans un lotissement, votre terrain sera déjà viable. Mais les terrains sont généralement petits et soumis à des règles d’urbanisme contraignantes.

Caractéristiques de votre terrain

Avant d’acheter votre terrain, vérifiez que vous avez bien accès aux informations concernant votre parcelle, et consultez le plan local d’urbanisme de la mairie. Pour faire un choix éclairé, vous devez avoir en tête les règles d’urbanisme liées à votre terrain qui vous limiteront peut-être. Vous pouvez aussi consulter les risques naturels et technologiques de votre parcelle sur le site georisques.gouv.fr.

Modèle de construction

Le modèle de construction va grandement dépendre de l’emplacement de votre terrain, en lotissement ou en secteur diffus. En général, les terrains en lotissement imposent leur constructeur de maisons individuelles, ce qui vous offre davantage de garanties. Dans un secteur diffus, vous pouvez acheter un terrain libre de constructeur, ce qui vous permet de choisir vous-même le constructeur qui réalisera la maison de vos rêves.

Engager un constructeur de maison

Dans le cas où vous achetez un terrain libre de constructeur, c’est à vous d’engager un constructeur de maisons. C’est lui qui supervisera votre chantier et coordonnera l’ensemble des artisans qui interviendront. A savoir : si la maison dépasse les 150 m², le recours à un architecte est obligatoire.

Nous vous recommandons de vous adresser à un constructeur de maisons individuelles qui travaille dans le cadre du CCMI (Contrat de construction de maison individuelle), régi par la loi de 1990. C’est un cadre juridique très protecteur pour l’acheteur, qui garantit une livraison à prix et délais convenus.

Découvrir les constructeurs de maisons sur les salons Viving

Choisir sa maison

Lorsque vous engagez votre constructeur de maisons individuelles, il est possible qu’il vous propose un catalogue de maisons. C’est un bon point de départ pour déterminer une base de maison à personnaliser selon vos désirs. Vous pouvez ainsi choisir une architecture, des plans, des équipements et des aménagements facilement. D’autres constructeurs proposent des maisons sur-mesure et créent votre projet immobilier de A à Z.

Signer le contrat de construction

Une fois que votre projet est validé et que vous avez trouvé votre constructeur, il ne vous reste plus qu’à signer un contrat de construction de maison individuelle – loi de 1990 ou CCMI. Ce contrat fixe un prix global forfaitaire et définitif et vous garantit une livraison à prix et délais convenus. Le paiement est également échelonné : la banque débloque les fonds au fur et à mesure de l’avancement des travaux.

Le non-respect des règles de construction est un délit passible de sanctions pénales : une amende de 45 000€ et, en cas de récidive, une amende de 75 000€ et 6 mois d’emprisonnement.

Demander un permis de construire

En faisant appel à un constructeur, vous êtes débarrassé de la demande du permis de construire : c’est à lui de déposer le dossier complet en mairie. Il ne vous reste qu’à attendre 2 ou 3 mois pour recevoir l’autorisation.

En secteur protégé, les règles de construction sont plus strictes et cela allonge le délai d’autorisation du permis de construire. De plus, vous devrez également obtenir l’avis d’un architecte des Bâtiments de France avant d’entamer la construction. En effet, l’architecture, la volumétrie, le type et les couleurs de matériaux sont réglementés et vous devrez vous conformer à l’avis de l’architecte spécialisé.

Pensez également à demander un certificat d’urbanisme qui informe sur la constructibilité, les équipements publics existants, les dispositions d’urbanisme, les droits et les obligations liées à votre parcelle. C’est un document administratif gratuit.

Financer la construction de sa maison

Après avoir estimé votre budget et avoir choisi votre terrain et votre maison, il faut passer à l’étape du financement. Vous pouvez souscrire un crédit immobilier pour le terrain puis pour la construction de la maison, mais nous vous recommandons d’opter pour un crédit global comprenant le terrain et la maison : ce sera bien plus avantageux. La banque débloquera dans un premier temps les fonds pour le terrain, puis pour la maison.

Le contrat de construction de maison individuelle (CCMI) rassure les banques, car c’est le cadre le plus sécurisant pour l’acheteur qui est certain de ne pas payer de frais supplémentaires à ce qui était convenu.

Pour financer votre construction, n’hésitez pas à vous renseigner sur les différents types de prêts immobiliers. Votre banque devrait normalement vous proposer le crédit le plus adapté à votre situation.

Signer la réception de chantier et devenir propriétaire

Une fois le chantier terminé, c’est le moment de réceptionner votre maison et d’en devenir le propriétaire officiel. Vous devez vérifier que la maison livrée est bien conforme à ce qui était prévu avant de signer le procès-verbal de réception du chantier.

Si ce n’est pas le cas, vous avez le droit d’émettre des réserves sous 8 jours et de vous faire assister par un expert afin qu’il repère les éventuelles imperfections.

Assurer sa maison neuve

Une fois que vous êtes propriétaire, vous êtes responsable des sinistres qui pourraient survenir : vous devez absolument souscrire une assurance multirisque habitation pour vous protéger.

La garantie de parfait achèvement oblige le constructeur à réparer les malfaçons survenues dans l’année de la réception des travaux. La garantie décennale, elle, dure 10 ans à compter de la réception des travaux.

 

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Construction en bois, les bonnes raisons de se laisser tenter.

POURQUOI SE LAISSER TENTER PAR LA CONSTRUCTION EN BOIS.

Au Japon, 50% des maisons sont en bois. Au Canada et aux Etats-Unis ou dans les pays scandinaves, on frôle les 90%. En France, ce marché représente à peine 5% !

Ce chiffre témoigne d’une grande méconnaissance des vertus du bois dans la construction et beaucoup d’aprioris. Avant toutes choses, le bois est un matériau naturel, sain et renouvelable. Il symbolise mieux que tout autre matériau, l’esprit du développement durable. Et le bien-être ressenti dans une construction en bois est réel. Passage en revue des bonnes raisons de vous faire aimer une construction en bois. 

Dewaele HP-slideshow-3-SantesHeyteCrédit@Dewaele

LES IDÉES CONSTRUCTION MAISON

UN TRÈS BON ISOLANT

Le bois isole 15 fois mieux que le béton, 450 fois mieux que l’acier, 1 700 fois mieux que l’aluminium.

Le bois a donc une performance thermique très élevée. Sa rentabilité à travers les importantes économies d’énergie réalisées peut aller jusqu’à 80 %.

Ses performances d’isolation acoustiques sont également reconnues. Le bois peut réfléchir ou absorber les ondes sonores.

ATOUT ÉCOLOGIQUE

Le bois a une faible consommation en CO2. Il est issu de l’air, de l’eau et du soleil.

A la seule vue du coût énergétique de fabrication des matériaux par rapport à leur efficacité d’isolation, l’empreinte d’une maison à ossature bois isolée avec des matériaux naturels et des fenêtres en bois est beaucoup plus faible que celle d’une maison conventionnelle avec béton, brique, structure acier et fenêtres alu.

PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT

Pour être réellement respectueux de l’environnement, il faut être vigilent au choix des bois et s’orienter vers ceux issus de forêts gérées durablement sous éco certification : PEFC ou FSC.

Les chantiers de construction de maisons bois sont sans nuisances (sonores, olfactives), et le taux de déchets est très faible avec un taux de recyclage très élevé. Leur impact sur la nature environnante est donc faible.

UNE RÉGULATION HYGROTHERMIQUE PERFORMANTE

Le bois est un matériau naturellement respirant, il absorbe l’excès d’humidité et le restitue par temps sec.  Une maison en bois vous apporte un confort de vie et  une sensation immédiate de bien être.

INSPIRATION CONSTRUCTION MAISON

UNE MAISON SOLIDE, DURABLE

Dewaele-Zimmerman-1Crédit@Dewaele

La grande résistance mécanique du bois, alliée à sa légèreté, en ont fait le matériau de choix utilisé depuis des siècles pour l’exécution des charpentes, pièces maîtresse de toutes les maisons quelle que soit la composition de leurs murs.

La faible conductivité thermique du bois est une alliée précieuse en cas d’incendie.

Le bois transmet la chaleur 10 fois moins vite que le béton et 250 fois moins vite que l’acier.

Sa forte capacité d’absorption assure aux maisons bois un meilleur comportement face aux phénomènes sismiques.

CONSTRUCTION RAPIDE ET ÉVOLUTIVE

L’ossature bois est un mode de construction, ne nécessitant pas de délai de séchage, elle n’exige donc aucune attente avant finition, quel que soit le mode de construction choisi.

La construction à ossature bois est souple et modulable. Elle s’adapte et peut être agrandie facilement.

OPTIMISATION DE LA SURFACE HABITABLE

A solidité égale, un mur fini en parpaing aura une épaisseur d’environ de 40 cm, alors qu’un mur en ossature bois avec une isolation thermique supérieur ne dépassera pas 21 cm. Vous bénéficiez d’une surface habitable plus grande.

FAIBLE ENTRETIEN

Naturellement, certaines essences n’ont pas à craindre les insectes amateurs de bois, notamment les termites. Le choix des essences de bois devra donc se faire en fonction de votre niveau d’exposition.

L’entretien est fonction, là encore de votre choix d’essence de bois. Et il sera plus ou moins régulier d’une maison bois à l’autre. Certains bois sont naturellement imputrescibles, d’autres devront subir un traitement avant leur mise en œuvre.

En bardage brut, votre façade ne demandera aucun entretien. Sous l’effet des ultra-violets, elle grisera avec le temps. Mais sa teinte n’affectera en rien la résistance de la maison bois dans le temps.

Pour les façades peintes, un rafraîchissement sera nécessaire comme pour les maisons traditionnelles : ce rafraîchissement aura lieu plus fréquemment mais la durée de l’intervention sera plus courte et son coût moins élevé.

Qu’est-ce qu’une maison contemporaine ?

UNE MAISON CONTEMPORAINE, C’EST QUOI ?

Difficile de définir avec précision ce qu’est une maison contemporaine. On l’imagine souvent cubique avec de grandes baies vitrées et un toit plat. On lui associe aussi une dimension technologique pour une gestion intelligente, une conception qui veille à un mode de fonctionnement économe en énergie. La maison contemporaine privilégie le bien vivre ensemble avec de l’ouverture, de la fluidité, des espaces partagés. Elle fait appel à l’emploi de la domotique utilisant l’énergie solaire pour vivre plus facilement sa maison au quotidien.

CONSEILS MAISON

UNE CONSTRUCTION ÉCO-RESPONSABLE

Architecteo - maison-contemporaine-bois-facade-atelier16archiCrédit@Architecteo

La conception d’une maison contemporaine s’appuie sur un maximum d’options pour optimiser la réduction de la consommation énergétique et pour respecter l’environnement. On parle souvent de Maison passive. Sa définition repose sur le principe suivant : la chaleur dégagée par l’intérieur de la maison (êtres vivants, appareils électriques) et celle apportée par l’extérieur (ensoleillement) suffit à chauffer l’habitation. Un bâtiment occupé qui ne perd pas la chaleur interne n’a pas besoin de chauffage pour rester agréable à vivre. Le chauffage du logement ne sert qu’à compenser les pertes de chaleur.

L’IMPLANTATION

Une implantation réussie tient compte des éléments naturels environnants. 
 L’orientation de la maison, l’implantation végétale est prise en compte en fonction qu’on habite une région peu ensoleillée ou au contraire très exposée. On cherche à puiser les sources de chaleur ou à s’en protéger pour consommer au plus juste en terme de chauffage ou à l’inverse de climatisation.

Les vitrages électrochromes offrent une forte isolation thermique qui permet de réduire les coûts de climatisation. En hiver, en revanche, la radiation solaire est utile pour chauffer l’intérieur du bâtiment. Ce problème dynamique peut être résolu par les vitrages électrochromes, et grâce à leur transmission variable de lumière. On estime à 30% l’économie d’énergie réalisée sur une année pour une région tempérée.

Les matériaux à isolation répartie, les vitrages acoustiques, l’isolation par l’extérieur, l’utilisation d’équipements utilisant une énergie renouvelable (panneaux solaires, chauffage au bois, géothermie, énergie éolienne…) font partie des bases d’une maison.

L’isolation peut faire appel à une techniques du type puits canadien (ou provençal), un système de canalisations d’air maintenant les pièces à température constante tout en contribuant à l’aération des pièces.

L’AUTO PRODUCTION D’ÉNERGIE

La maison peut aussi contribuer à produire une partie de l’énergie qu’elle consomme. Selon les cas, là encore, il s’avèrera plus efficace de se tourner vers le photovoltaïque (énergie solaire), l’éolien ou la géothermie.

La gestion de l’eau (installations à bas débit et récupération de l’eau de pluie…) et celle des déchets (tri sélectif, WC secs permettant d’alimenter le compost local…) contribue également à rendre la maison autonome et économe.

IDÉES CONSTRUCTION MAISON

MAISON CONTEMPORAINE, TOITURE PLATE ET VÉGÉTALISATION

Vendée Etanchéité - Toiture-végétale-Vendée-Etanchéité-011Crédit@Vendée Etanchéité

Si vous avez le projet de développer une toiture plate végétalisée comme on en voit de plus en plus, soyez très prudent quant à l’entreprise qui réalisera l’étanchéité et l’isolation de votre toiture. Celle-ci est primordiale. L’ADIVET (Association des Toitures Végétales) propose sur son site, une liste de fournisseurs de matériaux d’étanchéité et de systèmes de végétalisation.

LE COÛT D’UNE MAISON CONTEMPORAINE ÉCOLOGIQUE

Crédit APLA-Laure Pettier-840aCrédit@APLA – Laure Pettier

Une maison contemporaine et écologique représente un surcoût de 10 à 15% par rapport à une habitation classique. Ce surplus est un investissement dans le temps puisqu’il permet de faire des économies sur la consommation de chauffage et d’électricité.

Par ailleurs, vous pourrez bénéficier du crédit d’impôt 2016, disposition fiscale vous permettant de déduire de vos impôt sur le revenu une partie des dépenses réalisées pour certains travaux d’amélioration énergétique portant sur une résidence principale.

Des aides sont également apportées dans le domaine du solaire à l’échelle des régions et des communes.

Abattre des cloisons pour gagner de l’espace

Les constructions anciennes avaient tendance à cloisonner les pièces et à séparer les espaces de vie. Aujourd’hui, la tendance est à l’ouverture. On décloisonne pour gagner en surface et pour faire communiquer la cuisine avec le séjour, la chambre avec la salle de bain, l’entrée avec le salon… La question d’abattre des cloisons se pose naturellement et ouvre les horizons. On sait qu’un mur abattu peut changer radicalement la nature d’un habitat. Encore faut-il prendre quelques précautions avant de se lancer dans les travaux.

QUELLE EST LA NATURE DE LA CLOISON À ABATTRE ?

L’erreur majeure et la plus préjudiciable serait d’abattre un mur porteur. Pour être certain d’un bon diagnostic, il est important d’étudier les plans de construction. Ou de se rapprocher d’un architecte ou d’un professionnel du bâtiment. Les murs porteurs étant destinés à supporter la charpente et la structure des planchers d’un bâtiment, ils sont généralement situés à la périphérie ou au centre de la maison. Son rôle clé dans le soutien d’une habitation rend les travaux et les modifications délicates.

Si on habite en immeuble – même si on est propriétaire de son appartement – il faut obtenir un accord écrit de la part de la copropriété. Pour les propriétaires de maisons, un permis de construire de la mairie est nécessaire dans le cas où on souhaite modifier la façade. Quel que soit le cas de figure, il est important de demander une copie du devis d’assurance au professionnel qui sera en charge des travaux avant le démarrage du chantier ! Les travaux commenceront systématiquement par la pose d’étais puis par la mise en place d’un poteau IPN. Une fois le béton sec, la démolition du mur se fait progressivement en commençant par le haut de celui-ci et en terminant par la partie proche du plancher.

PENSER À VÉRIFIER LA PRÉSENCE DE CÂBLES DANS LA CLOISON

Si un câble électrique, une canalisation traverse la cloison, il faut prévoir leur déplacement au fur et à mesure de l’abattage en veillant à ne pas les endommager. L’intervention d’un électricien est recommandée pour cette manipulation.

PRÉPARER ET ISOLER LA CLOISON À ABATTRE

Abattre une cloison génère beaucoup de poussières et peut provoquer des dégâts sur vos sols. Il est conseillé de protéger les meubles et les surfaces de bâches, de vieux draps ou de vieilles couvertures pour amortir la chute des blocs.

PROTÉGER LE PLAFOND

Une fois la nature du mur à abattre identifiée, des étais doivent être posés du sol au plafond afin de supporter celui-ci au moment de l’abattage de la cloison.

CHOISIR LES OUTILS ADAPTÉS

Lunettes, masques, gants sont nécessaires pour être protégé des projections et de la poussière. Les outils utilisés sont différents en fonction de la nature de la cloison à abattre. Pour une surface en Placoplâtre®, une masse suffira, pour des murs en briques voire en béton, l’utilisation d’une tronçonneuse à disque sera nécessaire.