Budget construction : les postes oubliés, les marges d’imprévus et la méthode pour éviter les mauvaises surprises

Construire sa maison est un projet enthousiasmant, mais c’est aussi l’un des rares projets du quotidien où l’écart entre “ce que l’on croit payer” et “ce que l’on paiera réellement” peut être important. La principale cause n’est pas une dérive mystérieuse du chantier. Elle est presque toujours plus simple : un budget établi trop tôt, sur un périmètre incomplet, avec des postes implicites, des hypothèses non formulées et une réserve d’imprévus insuffisante.

Un budget solide ne sert pas à se rassurer. Il sert à décider. Il vous permet d’arbitrer entre un terrain et un autre, entre une surface et une autre, entre une finition et une autre, et surtout de sécuriser votre trajectoire financière avant de vous engager. Dans cet article, je vous propose une approche d’expert, orientée terrain, pour construire un budget global réaliste : ce qui est généralement inclus, ce qui est fréquemment “oublié”, comment calibrer une marge d’imprévus sans surdimensionner inutilement, et comment piloter vos dépenses pendant le projet.

L’idée directrice est la suivante : tant que vous ne savez pas précisément ce qui est “dans le contrat” et ce qui ne l’est pas, vous ne connaissez pas votre budget. Vous avez une estimation, pas un plan.

Le coût de construction n’est pas le coût de votre projet : clarifier le périmètre dès le départ

Beaucoup de projets dérapent parce que l’on confond trois notions différentes. La première est le prix du bâti tel qu’annoncé par un constructeur ou un artisan, souvent exprimé comme un prix “maison” plus ou moins standardisée. La deuxième est le coût “chantier” réel, qui inclut tout ce qui est nécessaire pour livrer la maison telle que vous l’imaginez, y compris les adaptations au terrain, les raccordements, les choix techniques et une partie des finitions. La troisième, la plus importante, est le coût global du projet, celui qui sortira de votre compte bancaire : terrain, frais annexes, taxes, assurances, aménagements extérieurs, frais de financement, déménagement, parfois une période de double logement.

Si vous ne posez pas ces définitions au tout début, vous aurez l’impression de “rajouter” des dépenses à mesure que le projet avance. En réalité, vous ne rajoutez pas : vous révélez des postes qui étaient présents dès le départ, mais invisibles dans votre première vision.

Le bon réflexe est donc de décider, noir sur blanc, ce que signifie pour vous “budget projet”. Est-ce une maison livrée hors d’eau hors d’air, avec le second œuvre à gérer ensuite ? Est-ce une maison prête à habiter, avec peinture, sols, cuisine et rangements ? Est-ce une maison prête à vivre au quotidien, avec clôture, terrasse, accès, stationnement et jardin minimalement aménagé ? Plus vous êtes précis sur cette définition, plus vos devis et vos comparaisons auront du sens.

Les six blocs d’un budget construction réaliste : la structure qui évite les angles morts

Un budget global de construction s’organise utilement en six blocs. Le premier bloc est le foncier et les frais liés au terrain. Le second bloc est l’étude et la conception. Le troisième bloc est la construction elle-même. Le quatrième bloc regroupe les raccordements, VRD et adaptations au terrain. Le cinquième bloc concerne les finitions et équipements “à votre main”, qui font souvent l’écart entre une maison “livrée” et une maison “habitée”. Le sixième bloc est l’extérieur et la mise en service de la vie quotidienne.

Cette structure vous aide à poser des questions simples. Si un devis “maison” est attractif, quel bloc n’est pas couvert ? Si un terrain est moins cher, quel bloc VRD ou adaptation risque d’exploser ? Si vous choisissez une option technique, sur quel bloc cela se répercute réellement : construction, énergie, finitions, ou tous à la fois ?

L’objectif n’est pas de transformer votre projet en comptabilité, mais de créer un langage commun entre vous, votre banque et vos intervenants. Un budget qui n’a pas de structure est un budget fragile, parce qu’il vous empêche de comparer et de décider.

Les postes oubliés qui font le plus mal : ce que l’expérience de chantier montre vraiment

Quand un budget dérape, on accuse souvent les “options” ou les “imprévus”. Dans la pratique, les dérapages viennent surtout de postes oubliés, donc non provisionnés. Ces postes sont connus, récurrents, et pourtant ils surprennent parce qu’ils sont rarement inclus dans un prix “maison”.

Le premier grand oublié est la préparation du terrain. Le terrassement est parfois compris, parfois partiellement, parfois pas du tout, selon les contrats et les hypothèses. Mais même lorsqu’il est compris, il existe des aléas : accès difficile, évacuation de terres plus importante,

gestion des eaux pluviales, nécessité de créer une plate-forme, soutènement, reprises. Le terrain “en pente” ou “argileux” n’est pas qu’une contrainte technique ; c’est une variable budgétaire majeure. Le vrai sujet n’est pas de paniquer, mais de rendre cette variable visible le plus tôt possible. Cela passe par des études, par des questions précises et par une lecture attentive du périmètre de chaque devis.

Le deuxième oublié est la VRD, c’est-à-dire tout ce qui permet de rendre la maison fonctionnelle sur son terrain : tranchées, raccordements, évacuation des eaux usées, alimentation électrique, eau, télécom, parfois gaz, gestion des eaux pluviales, accès chantier puis accès définitif. Beaucoup de budgets initiaux considèrent implicitement que “tout est à proximité” et que “ce sera simple”. Or la distance au réseau, la nature du sol, la nécessité de traverser une voirie ou un fossé, ou la présence d’un relevage peuvent changer radicalement le coût. Là encore, ce n’est pas une fatalité : c’est une question de chiffrage et de validation en amont.

Le troisième oublié est l’ensemble des taxes et frais administratifs liés à la construction. Les ménages anticipent généralement les frais d’acquisition du terrain, mais sous-estiment les taxes de construction, les frais de raccordement, les frais de dossier et, parfois, les coûts induits par certaines exigences locales. Je ne vous propose pas ici de chiffres figés, car ils dépendent fortement du lieu, du projet et de la réglementation applicable. En revanche, je vous recommande une règle de méthode : aucun budget n’est “validé” tant que vous n’avez pas listé, poste par poste, les taxes et frais associés au permis, à la viabilisation et à la mise en service.

Le quatrième oublié est l’assurance et la sécurisation du projet. Selon votre montage, certaines assurances peuvent être recommandées ou requises. Beaucoup de maîtres d’ouvrage découvrent ce sujet au moment où le chantier démarre, ce qui crée du stress et parfois des coûts “imposés” faute d’anticipation. Un budget expert intègre ces éléments dès le début, non pas pour gonfler artificiellement la facture, mais pour éviter une mauvaise surprise au moment où vous avez le moins de marge de manœuvre.

Le cinquième oublié est la “maison vivable”, c’est-à-dire tout ce qui transforme un volume livré en un espace prêt à être habité. Les peintures, les sols hors périmètre, les luminaires, les placards, la cuisine, les équipements sanitaires selon contrat, les finitions, les parements, les aménagements de rangement représentent souvent un bloc budgétaire conséquent. Ce poste est psychologiquement piégeux, parce qu’il est fragmenté : on achète “un peu” ici, “un peu” là, et l’addition arrive tard. C’est précisément pour cela qu’il faut le budgéter globalement au départ, même si vous ne choisissez pas immédiatement chaque matériau.

Le sixième oublié, enfin, est l’extérieur. Une maison peut être livrée techniquement conforme, mais inutilisable au quotidien si vous n’avez pas d’accès propre, de stationnement, de cheminement, d’éclairage extérieur minimal, de clôture si nécessaire, et parfois d’un aménagement paysager de base pour gérer la boue, l’érosion ou les écoulements d’eau. Ce bloc est souvent repoussé “à plus tard”, puis “plus tard” devient une urgence, parce qu’on ne vit pas confortablement sur un terrain nu, surtout en saison humide. Un budget réaliste anticipe au moins l’essentiel, quitte à phaser le reste.

Ce qui est inclus, ce qui ne l’est pas : la question qui doit guider chaque devis

La meilleure façon d’éviter les surprises n’est pas de demander dix devis. C’est de demander deux ou trois devis comparables, sur un périmètre identique, puis de comprendre les exclusions. Une comparaison de prix sans comparaison de périmètre n’a aucune valeur.

Un devis “maison” peut inclure le terrassement mais exclure l’évacuation de terres. Il peut inclure les réseaux jusqu’à un point et exclure le raccordement final. Il peut inclure certains revêtements de sol mais exclure les chambres. Il peut inclure des sanitaires d’entrée de gamme là où vous imaginez autre chose. Il peut inclure un chauffage mais pas le système de régulation que vous considérez indispensable. L’écart entre votre image mentale et le périmètre contractuel est la source principale des surcoûts.

L’approche experte consiste à poser une question unique, systématique, à chaque étape : pour que la maison soit habitable selon notre définition, qu’est-ce qui manque dans ce document ? Vous ne cherchez pas à “piéger” un professionnel. Vous cherchez à faire émerger la liste des compléments, afin de les chiffrer et de les piloter.

La réserve d’imprévus : comment la calibrer sans tomber dans l’approximation

Parler d’imprévus ne signifie pas accepter une dérive. Cela signifie reconnaître qu’un chantier comporte des variables, même bien préparé. La réserve d’imprévus est un outil de gestion, pas un aveu de faiblesse.

La première source d’imprévu est le sol et le terrain. Même avec des études, il peut exister des ajustements : adaptation des fondations, modification d’un drainage, reprise d’un accès, gestion d’une eau de ruissellement non identifiée. La seconde source d’imprévu est l’interface entre lots : un détail d’exécution, une coordination, un élément à repositionner. La troisième source d’imprévu est l’évolution de vos arbitrages : vous n’êtes pas obligé de figer tous les choix au jour 1, et certains choix se prennent quand on voit la maison “en vrai”. La quatrième source d’imprévu est le calendrier : un retard peut générer des coûts annexes, surtout si vous êtes en double logement ou si vous devez prolonger un stockage.

La bonne méthode est de distinguer “imprévu technique” et “imprévu d’arbitrage”. L’imprévu technique est subi ; il doit être couvert par une réserve dédiée et raisonnable. L’imprévu d’arbitrage est choisi ; il correspond à des améliorations ou des montées en gamme. Dans un budget sérieux, vous devez pouvoir dire, à la fin, quelle part de la réserve a couvert une contrainte réelle, et quelle part a financé une décision de confort. Cette distinction vous évite de vivre chaque choix comme une “dérive”.

Je vous déconseille de raisonner uniquement en pourcentage uniforme, appliqué mécaniquement au prix de la maison. Il est plus pertinent de caler la réserve sur les zones du projet qui comportent réellement de l’incertitude. Un terrain déjà viabilisé, plat, avec accès simple, ne porte pas le même risque qu’un terrain en pente avec accès étroit et réseaux éloignés. Une maison très standardisée, avec peu d’options, ne porte pas le même risque qu’un projet fortement personnalisé, avec coordination de plusieurs entreprises. La réserve doit refléter votre situation, pas une moyenne.

Phasage et priorisation : comment rester dans le budget sans renoncer au confort

Le phasage est l’arme la plus efficace pour sécuriser un budget sans se retrouver “bloqué”. Il consiste à distinguer ce qui doit être fait avant l’emménagement, ce qui peut être fait dans les trois à six mois, et ce qui peut être fait plus tard, sans mettre en péril la durabilité du bâti.

Dans un phasage intelligent, vous privilégiez d’abord tout ce qui touche à l’enveloppe, à l’étanchéité, à la ventilation, à l’évacuation des eaux et à la fonctionnalité du quotidien. Les choix purement esthétiques, certains aménagements extérieurs non structurants, ou certaines finitions secondaires peuvent être décalés, à condition de le décider consciemment et de l’intégrer au budget global comme une phase 2, pas comme un “on verra”.

Ce point est crucial : un phasage qui n’est pas budgété n’est pas un phasage, c’est un report de problème. À l’inverse, un phasage budgété est un plan. Il vous évite de financer dans l’urgence des postes que vous aviez sous-estimés, et il vous protège d’achats impulsifs au moment où le chantier fatigue.

Le financement : les coûts indirects que l’on oublie facilement

Le budget global ne se limite pas aux dépenses “travaux”. Il doit intégrer les coûts de financement et de transition. Selon votre situation, vous pouvez avoir une période où vous payez encore un loyer tout en remboursant déjà une partie de votre crédit, ou des intérêts intercalaires pendant la construction. Vous pouvez avoir un coût de stockage, un coût de déménagement, un coût de remise en état de votre logement actuel, et parfois des frais liés à des raccordements temporaires ou à des aménagements de chantier.

Je reste volontairement général, car ces sujets dépendent fortement de votre montage bancaire et de votre calendrier. Ce qui compte, c’est la discipline : si un coût existe parce que le projet existe, il doit entrer dans le budget. Les budgets qui “tiennent” ne sont pas ceux qui optimisent chaque ligne ; ce sont ceux qui reconnaissent toutes les lignes.

La méthode de chiffrage : passer d’une estimation floue à un budget pilotable

Un budget pilotable se construit en trois passes.

La première passe est la passe du périmètre. Vous écrivez votre définition de “maison habitable”, et vous rattachez chaque élément à un bloc budgétaire. Cette passe ne demande pas de chiffres, elle demande de la clarté.

La deuxième passe est la passe des devis comparables. Vous obtenez des devis sur un cahier des charges identique, ou vous reconstruisez l’équivalence en listant précisément ce qui est inclus et ce qui ne l’est pas. C’est à cette étape que vous identifiez les écarts de périmètre et que vous évitez de comparer des objets différents.

La troisième passe est la passe des compléments et des réserves. Vous chiffrez les postes non inclus, vous budgétez le bloc finitions et extérieur selon votre niveau de gamme, puis vous ajoutez votre réserve d’imprévu, en distinguant l’imprévu technique de l’imprévu d’arbitrage. À la fin de cette passe, vous devez obtenir un total qui vous semble “moins confortable” qu’un budget optimiste, mais “plus vrai”. C’est ce budget-là qui protège votre projet.

Les signaux d’alerte d’un budget trop fragile : mieux vaut les voir avant signature

Un budget est fragile quand il repose sur des phrases comme “on verra plus tard”, “ça ne doit pas coûter très cher”, “le terrassier nous dira”, ou “on mettra une cuisine provisoire”. Ces phrases ne sont pas mauvaises en soi, mais elles sont dangereuses si elles ne se transforment pas en lignes budgétaires.

Un autre signal d’alerte est l’absence de documents. Si vous ne savez pas exactement où s’arrêtent les prestations, vous ne pouvez pas budgéter. Un devis sérieux décrit, un devis flou suggère. Et les suggestions finissent en suppléments.

Enfin, un budget est fragile lorsqu’il ne laisse aucune marge de respiration. Un projet qui consomme 100 % de votre capacité financière “théorique” est un projet à risque, parce qu’il ne vous laisse aucune place pour l’imprévu technique, pour une variation de calendrier, ou pour une décision nécessaire en cours de chantier. L’objectif n’est pas d’avoir un projet surdimensionné, mais d’avoir un projet résilient.

Février, le bon moment pour verrouiller : pourquoi cette étape change la suite

Si vous lisez cet article dans une logique de calendrier éditorial, février est un moment particulièrement pertinent pour parler budget. C’est un mois où beaucoup de porteurs de projet sont entre l’envie et l’engagement, entre la recherche et la décision. C’est précisément là que le travail de clarification a le plus d’impact, parce qu’il évite les engagements prématurés.

Un budget verrouillé en amont vous permet d’entrer dans la phase suivante avec sérénité : consultation des entreprises, arbitrages techniques, choix de niveau de finition, et planification. À l’inverse, si vous reportez la clarification budgétaire après le démarrage, vous la ferez sous contrainte, avec moins de marge de manœuvre et souvent plus de stress.

Un budget expert ne vise pas le moins cher, il vise le maîtrisé

Un bon budget de construction n’est pas celui qui affiche le chiffre le plus bas. C’est celui qui vous permet d’aller au bout sans casser la qualité, sans conflit permanent et sans décisions prises dans l’urgence. Il repose sur un périmètre clair, une comparaison de devis réellement comparable, l’intégration des postes oubliés, un bloc finitions et extérieurs assumé, et une réserve d’imprévus calibrée intelligemment.

Si vous devez retenir une seule idée, retenez celle-ci : la construction est un projet où l’argent se perd rarement “dans le chantier” ; il se perd dans les zones grises. Votre rôle, en tant que maître d’ouvrage, n’est pas de tout savoir techniquement. Votre rôle est de rendre les zones grises visibles, chiffrées et pilotées. C’est ce qui transforme un projet incertain en projet maîtrisé, et c’est aussi ce qui protège votre confort de vie une fois installé.

Prêt social location-accession : qui peut en bénéficier ?

Accéder à la propriété peut relever du parcours du combattant pour de nombreux ménages modestes. Entre apports personnels insuffisants, conditions de prêt restrictives et prix de l’immobilier en constante augmentation, l’achat d’un logement semble parfois hors de portée.

Le Prêt Social Location-Accession (PSLA) apporte une solution concrète à cette problématique : il permet de devenir propriétaire en douceur, en passant d’abord par une phase de location. Mais qui peut vraiment en bénéficier ? Quelles sont les conditions à remplir et les avantages de ce dispositif ? On fait le point.

Qu’est-ce que le Prêt Social Location-Accession (PSLA) ?

Définition et principe

Le PSLA est un dispositif d’accession à la propriété créé par l’État en 2004. Son principe est simple : vous commencez par louer un logement, avec l’option de l’acheter au bout de quelques années. Cette solution progressive est encadrée et réglementée.

Comment fonctionne le PSLA ?

Le fonctionnement se déroule en deux phases :

– La phase locative : vous occupez le logement en tant que locataire-accédant. Vous payez un loyer modéré, une partie de cette somme pouvant être considérée comme une épargne pour l’achat futur.

– La phase d’accession : au terme de cette période (souvent 1 à 4 ans), vous pouvez lever l’option d’achat et devenir propriétaire en souscrivant un prêt immobilier classique ou aidé.

Qui peut bénéficier du PSLA ?

Les conditions de ressources

Le PSLA est réservé aux ménages ne dépassant pas certains plafonds de revenus, définis selon la composition du foyer et la zone géographique du logement (zones A, B1, B2 et C). Ces plafonds sont actualisés chaque année par les pouvoirs publics.

Le profil des bénéficiaires

Le dispositif s’adresse en priorité :

– Aux primo-accédants, c’est-à-dire aux personnes n’ayant pas été propriétaires de leur résidence principale au cours des deux dernières années

– Aux ménages modestes

– Aux locataires du parc social ou privé souhaitant devenir propriétaires

– A des profils variés : jeunes actifs, familles monoparentales, retraités aux revenus limités, etc.

Les logements concernés

Le PSLA porte uniquement sur certains types de biens :

– Logements neufs ou anciens avec travaux lourds

– Biens réalisés ou réhabilités par des opérateurs agréés : bailleurs sociaux, promoteurs partenaires.

– Logements respectant les normes environnementales en vigueur, comme la réglementation RE2020

Quels sont les avantages du PSLA ?

Des loyers encadrés et une TVA réduite

Le PSLA permet de bénéficier d’un loyer modéré durant la phase locative. Lors de l’achat, la TVA est réduite à 5,5 %, contre 20 % dans le neuf classique.

Une sécurisation du parcours

Le dispositif intègre des garanties :

– Garantie de rachat : en cas de difficultés, l’opérateur peut être tenu de racheter le bien.

– Garantie de relogement : vous ne restez pas sans solution si vous ne levez pas l’option d’achat.

– Liberté de choix : vous n’êtes pas obligé d’acheter à la fin de la phase locative.

Un financement avantageux

En plus du PSLA, vous pouvez cumuler d’autres aides :

– Prêt à taux zéro (PTZ)

– Exonération de taxe foncière pendant 15 ans, dans certaines communes

Comment faire une demande de PSLA ?

Les démarches à suivre

  1. Trouver un logement éligible au PSLA
  2. Contacter l’opérateur ou bailleur social qui propose le logement
  3. Fournir les pièces justificatives : revenus, situation familiale, avis d’imposition, etc.
  4. Signer un contrat de location-accession avec les conditions d’achat à l’issue

Accompagnement recommandé

Il est préférable d’être accompagné par :

– Un bailleur social ou promoteur immobilier habitué au dispositif

– Une banque pour simuler votre capacité d’emprunt et anticiper l’achat

Ce qu’il faut savoir avant de se lancer

Engagements du futur propriétaire

En tant que locataire-accédant, vous devez :

– Respecter le paiement des loyers

– Entretenir le logement

– Être prêt à vous engager dans un prêt immobilier si vous choisissez d’acheter

Limites et points de vigilance

– Offre encore limitée de logements PSLA dans certaines régions

– Bien vous informer sur les modalités du contrat : durée de la phase locative, prix de vente prévu, etc.

Le Prêt Social Location-Accession est une solution intéressante pour devenir propriétaire progressivement, tout en bénéficiant de conditions financières avantageuses.

Destiné aux ménages modestes, il permet de tester un logement avant de l’acheter et offre une sécurité supplémentaire grâce aux garanties intégrées.

Pour en profiter, il est essentiel de bien comprendre le fonctionnement du dispositif et de s’entourer des bons interlocuteurs. Une façon rassurante et accessible de franchir le pas vers la propriété.

Bail réel solidaire et immobilier social : solutions de logement pour les revenus modestes

Dans un contexte où la tension sur le marché du logement ne cesse de s’accentuer, accéder à un toit décent est devenu un véritable défi pour de nombreux ménages. Les prix de l’immobilier atteignent des sommets dans de nombreuses villes, tandis que l’offre de logements abordables peine à suivre la demande.

Face à ces difficultés, deux dispositifs émergent ou se renforcent comme des leviers concrets : le bail réel solidaire (BRS), qui permet d’accéder à la propriété à un coût réduit, et l’immobilier social, qui propose des solutions locatives à loyers modérés. Deux logiques différentes, mais une même ambition : faciliter l’accès au logement pour les revenus modestes. Décryptage.

Le bail réel solidaire : un tremplin vers la propriété à coût maîtrisé

Qu’est-ce que le bail réel solidaire ?

Le bail réel solidaire (BRS) est un dispositif relativement récent, porté par les organismes de foncier solidaire (OFS). Son principe est simple : vous achetez uniquement le bâti (la maison ou l’appartement), mais pas le terrain, qui reste la propriété de l’OFS.

Comme l’explique Marie Michea, directrice générale Bretagne chez Nexity :

« Le terrain est acheté par l’organisme foncier solidaire et vous achetez le bâti. Vous êtes complètement propriétaire de la maison ou de l’appartement. Tous les mois, vous allez payer une redevance, sous la forme d’un tout petit loyer pour le terrain, qui est de l’ordre d’un euro du mètre carré par mois. »

Ce modèle permet de réduire considérablement le coût d’acquisition, tout en restant dans une logique de propriété.

Des conditions d’accès encadrées

Le BRS est réservé aux résidences principales et soumis à des plafonds de ressources, qui varient selon la zone géographique. Les candidats sont sélectionnés selon un système de cotation, en lien avec les besoins identifiés sur le territoire.

Toujours selon Marie Michea :

 » Les grilles de cotation consistent à proposer des profils de candidats à l’organisme foncier solidaire, à la collectivité et à la mairie, qui viennent valider ou privilégier tel ou tel candidat. »

Un prix imbattable pour devenir propriétaire

Le principal avantage du BRS réside dans son prix de vente largement en dessous du marché. Marie Michea donne un exemple parlant :

« Avec le BRS, on est à peu près entre 30 et 40 % du prix du marché. Par exemple, sur Vannes, là où le prix moyen est à peu près à 4 600 ou 5 000 euros du mètre carré, ici, on est aux alentours de 3 000 euros du mètre carré. »

Un différentiel qui peut faire toute la différence pour des ménages exclus du marché classique. Elle ajoute :

« Les bails réels solidaires sont un dispositif qui permet à chacun d’accéder à la propriété à des prix imbattables grâce à l’aide de la collectivité. »

Si vous êtes intéressé, le premier réflexe est simple :

« Vous rendre sur les sites des organismes fonciers solidaires, qui orientent souvent vers des programmes pouvant être proposés en bails réels solidaires. »

L’immobilier social : un pilier historique toujours essentiel

Les différentes formes de logement social

Le logement social, porté historiquement par des bailleurs sociaux (offices HLM, entreprises publiques, etc.), propose des logements à loyers modérés, accessibles sous conditions de ressources. Ces logements sont financés par l’État et les collectivités locales, et sont répartis en différentes catégories selon le niveau de revenu des locataires (PLAI, PLUS, PLS…).

Mais l’immobilier social ne se limite pas au parc public. Il existe aussi des acteurs hybrides, comme les agences immobilières sociales (AIS), qui élargissent l’offre.

Les agences immobilières sociales : un maillon complémentaire

Les AIS jouent un rôle de passerelle entre le parc privé et la logique sociale. Comme l’explique Mélodie Moreels, directrice de l’AIS Soliha :

« Un public aux ressources modestes aura du mal à se loger dans un parc privé classique. L’agence immobilière à caractère social marche en complémentarité des bailleurs sociaux. Elle va se rapprocher de propriétaires bailleurs privés ou de communes pour proposer de conventionner les logements. »

Concrètement, ces agences proposent à des propriétaires de conventionner leurs biens : un loyer plafond est fixé, en échange de contreparties fiscales pour le bailleur. Cela permet d’augmenter l’offre de logements à loyers accessibles, sans attendre la construction de nouveaux bâtiments.

Comment faire une demande de logement social (ou via une AIS) ?

Pour accéder à un logement social ou à une offre via une AIS, le point de départ est le même : l’obtention d’un numéro unique.

Mélodie Moreels insiste :

« Ce que je conseille à une personne en recherche d’un logement social est l’obtention du numéro unique. C’est vraiment la porte d’entrée. »

Une fois inscrit, votre dossier est visible par l’ensemble des bailleurs sociaux, y compris les agences immobilières sociales. Cela facilite l’orientation vers des logements correspondant à votre profil :

« Tous les bailleurs sociaux, y compris l’agence immobilière sociale, vont avoir accès à la candidature de ce locataire, ce qui va nous permettre très rapidement de voir ce que cette personne recherche et lui proposer des logements en adéquation. »

Avantages et limites du logement social

Le logement social reste une bouée essentielle pour les personnes en difficulté. Il garantit des loyers abordables, une certaine stabilité, et parfois un accompagnement social.

Toutefois, il souffre d’une demande largement supérieure à l’offre, avec des délais d’attente pouvant être longs selon les territoires. Le renforcement du rôle des AIS est l’une des pistes envisagées pour accroître rapidement l’offre disponible, notamment dans le parc privé.

Le bail réel solidaire et l’immobilier social, qu’il soit public ou à travers des agences sociales, sont deux réponses distinctes mais complémentaires à la crise du logement. Le premier permet d’accéder à la propriété à moindre coût, quand le second garantit un accès à la location pour les revenus modestes.

Tous deux s’appuient sur des logiques de solidarité, d’accompagnement et d’encadrement des prix, indispensables dans un contexte où l’immobilier s’éloigne des capacités financières d’une grande partie de la population.

Multiplier ces dispositifs, les faire connaître et les adapter localement sont autant de leviers pour construire une offre de logement plus juste, plus accessible, et plus durable.

Plus d’info dans le podcast De la Cave au Grenier disponible sur toutes vos plateformes d’écoute

Anticiper l’accessibilité d’un logement

Un logement confortable et fonctionnel, c’est ce que chacun recherche au quotidien. Mais que se passe-t-il lorsque survient un accident, une perte de mobilité, ou simplement avec le temps qui passe ? Trop souvent, l’adaptation du logement devient une urgence plutôt qu’un choix anticipé. Pourtant, penser à l’accessibilité dès la construction ou lors d’une rénovation est un véritable levier de confort, d’autonomie et de valorisation de votre bien.

Pourquoi anticiper l’accessibilité de son logement ?

Une réalité pour tous : vieillissement, accident, handicap temporaire ou permanent

« Une personne qui a un accident de vie, une personne née avec un handicap ou une personne souhaitant vieillir dans son logement peut avoir besoin d’un logement accessible. »

Clément Bodilis, FLEC

Ces situations peuvent toutes rendre le logement d’origine inadapté, voire dangereux. Anticiper, c’est éviter de devoir tout réaménager dans l’urgence.

« Il est nécessaire de penser à l’adaptabilité de son logement quand on arrive à 50-60 ans. »

Clément Bodilis, FLEC

C’est souvent à ce moment-là qu’il devient judicieux d’envisager certains aménagements avant qu’ils ne deviennent indispensables.

Les bénéfices : autonomie, confort, valorisation du bien

Un logement accessible ne profite pas seulement aux personnes en situation de handicap. Il facilite la vie de tous : jeunes parents avec poussette, seniors, personnes convalescentes… De plus, un bien adaptable est souvent mieux valorisé sur le marché immobilier, car il répond à des besoins croissants dans la société.

« Même si on ne peut pas procéder à la mise aux normes PMR de son logement dans l’immédiat, il est important de l’anticiper pour que ce soit plus facile à réaliser ensuite. »

Clément Bodilis, FLEC

Prévoir en amont certains aménagements rendra leur mise en œuvre plus simple et moins coûteuse le moment venu.

Une démarche responsable et inclusive

Penser accessibilité, c’est aussi adopter une vision solidaire de l’habitat. En rendant les logements utilisables par tous, sans distinction, vous participez à une société plus inclusive et respectueuse des parcours de vie de chacun.

Quelles sont les normes et réglementations en vigueur ?

Qu’est-ce qu’un logement PMR ?

Un logement PMR (Personne à Mobilité Réduite) est conçu ou aménagé pour permettre à toute personne, quelles que soient ses capacités physiques, de s’y déplacer, s’y repérer et y utiliser les équipements de manière autonome.

« Le passage des portes est la principale source de problème dans un logement quand on est handicapé. Par exemple, beaucoup de logements, en général des années 60-70, ont des portes en 73 cm, alors que le passage d’un fauteuil roulant nécessite des portes de 93 cm dans l’idéal. »

Clément Bodilis, FLEC

Ce type de contrainte illustre bien la nécessité d’anticiper certaines dimensions dans les plans ou travaux.

Le cadre réglementaire : construction neuve et rénovation

Dans le neuf, les logements en rez-de-chaussée ou accessibles par ascenseur doivent respecter des normes d’accessibilité précises, fixées par le Code de la construction et de l’habitation. En rénovation, l’obligation est plus souple, mais il est fortement recommandé de se rapprocher des recommandations en vigueur pour anticiper les besoins futurs.

« Qu’il s’agisse d’un logement neuf ou d’un logement à rénover, on pense peu aux normes PMR, on privilégie l’instant T. Ainsi, si on doit ajouter des mètres carrés, on va préférer le faire pour la pièce de vie, plutôt que pour les toilettes et la salle de bains. »

Clément Bodilis, FLEC

Pourtant, ces pièces techniques sont souvent celles qui demandent le plus d’adaptations spécifiques.

Des aides disponibles pour financer les travaux

Depuis janvier 2024, MaPrimeAdapt’ permet de financer une partie des travaux nécessaires à l’adaptation du logement. Cette aide s’adresse aux personnes âgées ou en situation de handicap, sous conditions de ressources. D’autres dispositifs existent, comme ceux proposés par l’ANAH, les caisses de retraite ou les collectivités locales.

Comment concevoir ou adapter un logement accessible ?

Adapter son logement existant : les points clés

Lorsqu’il s’agit de rendre un logement accessible, certains aménagements sont prioritaires. Il convient d’agir sur la circulation intérieure (espaces de rotation, suppression des seuils), la salle de bains, les toilettes, ou encore la cuisine.

Des aménagements simples mais efficaces

Vous pouvez déjà améliorer sensiblement l’accessibilité de votre logement avec quelques gestes :

Installer des barres d’appui dans la salle de bains ou les toilettes
Remplacer la baignoire par une douche de plain-pied
Poser des poignées ergonomiques
Élargir les passages de portes si cela est possible
Prévoir une suite parentale au rez-de-chaussée
Optimiser la largeur des accès, même si les normes PMR ne peuvent être respectées entièrement.

« Pour les aidants aussi, il est impératif d’avoir un logement adapté PMR, notamment dans les réadaptations de douche. La robinetterie doit être adaptée aussi à l’aidant, pour qu’il puisse procéder à la toilette de manière la plus simple possible. »

Clément Bodilis, FLEC

L’accessibilité concerne donc aussi ceux qui accompagnent au quotidien.

« La cuisine est d’emblée la pièce qui ne sera pas à la bonne hauteur, donc ça fera partie des éléments à adapter. Ca reste des meubles à changer, donc c’est plus simple. Habituellement, les plans de travail ont une hauteur de 90-93 cm, les normes PMR fixent une hauteur idéale à 85 cm. »

Clément Bodilis, FLEC

Un exemple concret de petit ajustement aux grandes conséquences.

Concevoir un logement neuf avec une vision d’avenir

Si vous faites construire, profitez-en pour intégrer dès le départ une logique de logement évolutif. Prévoyez des pièces modulables, une salle d’eau au rez-de-chaussée, ou encore des gaines techniques permettant l’installation future d’un monte-escalier.

« Pour optimiser l’accessibilité de son logement, il est important d’anticiper le plus possible. Quitte parfois à changer de maison et en racheter une autre. »

Clément Bodilis, FLEC

Dans certains cas, il peut être plus simple et pertinent de repenser complètement son cadre de vie.

Faire appel aux bons professionnels

Pour un diagnostic précis et des solutions adaptées, n’hésitez pas à consulter un ergothérapeute ou un architecte spécialisé dans l’accessibilité.

« L’ergothérapeute est une personne clé dans l’adaptation PMR d’un logement. Elle apporte des conseils et conçoit les plans. »

Son expertise est précieuse pour combiner accessibilité, confort et réalisme budgétaire.

Vers une accessibilité universelle : un enjeu de société

Une démarche au-delà du handicap : le logement évolutif

Un logement bien pensé aujourd’hui, c’est un lieu de vie qui vous accompagne demain. L’accessibilité n’est pas synonyme de médicalisation, elle est synonyme de liberté. Concevoir un logement qui s’adapte, c’est investir dans sa qualité de vie sur le long terme.

Favoriser le maintien à domicile et éviter les ruptures de parcours de vie

Adapter son logement permet aux personnes âgées ou en situation de handicap de continuer à vivre chez elles, dans leur environnement familier. C’est une alternative durable et humaine aux structures spécialisées, souvent coûteuses ou éloignées du cadre de vie habituel.

Anticiper l’accessibilité d’un logement, ce n’est pas simplement se conformer à une réglementation. C’est faire le choix d’un habitat accueillant, évolutif et respectueux des besoins de chacun. Que vous soyez en phase de construction ou de rénovation, de nombreuses solutions existent pour rendre votre logement plus inclusif. Et avec les aides disponibles comme MaPrimeAdapt’, il n’a jamais été aussi accessible… d’être accessible.

Plus d’info dans le podcast De la Cave au Grenier disponible sur toutes vos plateformes d’écoute

Préparer son projet de maison individuelle

Construire sa propre maison est un projet à la fois excitant et complexe. Ce n’est pas un simple achat immobilier : c’est un projet de vie qui demande de la préparation, du temps et un suivi rigoureux. Pour vous aider à bien vous organiser et éviter les erreurs courantes, nous vous proposons un guide étape par étape pour préparer sereinement la construction de votre maison individuelle.

Étape 1 – Définir ses besoins et son budget

Pourquoi définir précisément ses besoins ?

Avant même de penser à la première brique ou à la couleur des murs, il est essentiel de bien définir vos besoins. Souhaitez-vous une maison avec un grand jardin, une terrasse, plusieurs chambres, un bureau pour télétravailler, ou encore un garage ? Prenez le temps de réfléchir à vos priorités, à vos attentes en matière d’espace et de confort. Cela vous permettra de mieux cibler les solutions qui correspondent à votre mode de vie.

Il faut également tenir compte de l’éventuelle évolution de vos besoins. Par exemple, si vous avez un projet d’enfant, il est important d’anticiper les besoins futurs d’une chambre supplémentaire ou d’une pièce évolutive.

Le budget : clé de la réussite du projet

Le budget est l’un des aspects les plus déterminants de votre projet. Il ne faut pas seulement prendre en compte le prix de la maison elle-même, mais aussi tous les frais annexes : frais de notaires, taxe d’aménagement, raccordements (eau, électricité, gaz), ainsi que les imprévus qui pourraient survenir durant le chantier. Pour établir un budget réaliste, il est conseillé de faire appel à un professionnel (notaire, banquier ou expert en gestion de patrimoine) qui pourra vous aider à évaluer votre capacité d’emprunt et à déterminer un budget global.

Étape 2 – Trouver le terrain idéal

Choisir un emplacement stratégique

L’emplacement de votre future maison est un choix crucial. Il influencera non seulement votre qualité de vie, mais aussi la valorisation de votre bien à long terme. Il est essentiel de choisir un terrain qui soit bien situé en fonction de vos besoins. Vérifiez la proximité des écoles, des commerces, des transports en commun ou encore des infrastructures de santé. De plus, il est important de vous renseigner sur le cadre de vie : zone calme, environnement agréable, accessibilité, etc.

Pour le choix du terrain, le principal impact est le budget. Par exemple, sur le secteur de Vannes, on va avoir des prix au m2 entre 500, 700, voire 1000€, alors que la 1ère, 2e, 3e couronne de Vannes, on va avoir des prix qui vont descendre au m2 pour retrouver un prix inférieur à 100€ du m2.

Simon de Maisons Socoren, constructeur de maisons individuelles dans le Grand Ouest.

Le terrain et ses contraintes

Une fois l’emplacement choisi, il est indispensable d’étudier les caractéristiques du terrain. Vérifiez sa taille, son orientation et son accessibilité. Mais aussi, soyez attentif aux contraintes techniques : un terrain en pente, un sol instable ou trop rocailleux, ou encore une présence d’anciennes constructions pourraient entraîner des coûts supplémentaires pour adapter le terrain aux exigences de votre projet.

Aller voir le constructeur dès le début de projet peut être bien. Car nous ne sommes pas là que pour construire la maison, pour la dessiner, nous pouvons également accompagner sur le choix du terrain . Nous avons l’avantage d’être en partenariat avec plusieurs promoteurs immobiliers qui ont des opérations de lotissement. Nous pouvons aussi intervenir sur la recherche de financement, avec des contacts du côté de partenaires financiers.

Simon de Maisons Socoren, constructeur de maisons individuelles dans le Grand Ouest.

Étape 3 – Sélectionner un constructeur ou un architecte

Comparer les offres des professionnels

Une fois votre terrain acquis, vous devez choisir un professionnel pour la construction de votre maison. Le choix entre un constructeur de maisons individuelles ou un architecte dépend de vos attentes. Si vous souhaitez une maison clé en main, un constructeur peut être une solution intéressante, avec un accompagnement global et souvent un budget maîtrisé.

Pour un projet plus personnalisé, l’architecte pourra vous aider à concevoir une maison sur-mesure, à l’image de vos envies. Il pourra aussi vous conseiller sur les choix de matériaux et les solutions énergétiques, tout en prenant en compte les contraintes du terrain.

Quelle que soit la voie choisie, comparez plusieurs devis et consultez les avis d’anciens clients pour vous assurer de la fiabilité du professionnel.

Architecte ou constructeur : quel choix faire ?

Le choix dépend de l’ambition de votre projet :

Si vous avez des idées précises et souhaitez un design unique, l’architecte est un bon choix.

En revanche, si vous préférez une solution plus standardisée, un constructeur pourra vous offrir des maisons déjà conçues avec des prestations tout compris, mais personnalisables. A noter qu’il existe également des constructeurs proposant un projet totalement personnalisé, avec un plus grand degré de liberté dans la réalisation des plans et le choix des matériaux.

Il existe deux types de constructeurs :

Les constructeurs qui vont être sur de l’entrée de marché avec des prix un peu plus attractifs. Par contre, ils vont proposer ce qu’on appelle des plans, donc vous achetez un plan qui pourra évoluer peu, voire pas du tout.

Les constructeurs qui vont être sur du plan personnalisé pour que les clients aient leur projet, la maison qui ne sera pas identique à celle du voisin.

Simon de Maisons Socoren, constructeur de maisons individuelles dans le Grand Ouest.

Étape 4 – Concevoir les plans de la maison

Rédiger un cahier des charges précis

Avant même que les plans ne soient dessinés, il est essentiel d’établir un cahier des charges détaillant toutes vos exigences : surface habitable, nombre de chambres, type de matériaux, systèmes de chauffage, etc.

Ce document servira de base de travail pour le constructeur ou l’architecte, afin d’éviter toute ambiguïté et d’assurer que vos besoins sont bien pris en compte.

Optimiser la conception pour l’avenir

La conception de la maison doit aussi prendre en compte les évolutions possibles : intégration de nouvelles technologies, évolution de la composition de la famille ou besoins futurs en termes d’aménagement. Il est également essentiel de penser à la performance énergétique de la maison, à sa luminosité et à son isolation, afin de réduire les coûts d’énergie sur le long terme.

Nos clients ne font pas forcément tout tout de suite, car l’investissement initial peut être limité. Mais on peut envisager dès la construction, la future évolution de la maison, avec par exemple la création d’une extension. C’est une chose que l’on observe depuis quelques années.

Simon de Maisons Socoren, constructeur de maisons individuelles dans le Grand Ouest.

Étape 5 – Les démarches administratives

Obtenir le permis de construire

Une étape clé de la préparation de votre projet est l’obtention du permis de construire. Cette démarche administrative est obligatoire pour toute construction. Elle permet de vérifier la conformité de votre projet avec les règles d’urbanisme locales.

Préparez-vous à attendre plusieurs mois pour obtenir l’approbation des autorités compétentes. N’hésitez pas à faire appel à un architecte ou à un professionnel du bâtiment pour vous aider à remplir les dossiers nécessaires.

Assurances et garanties

Assurez-vous de souscrire à toutes les assurances nécessaires avant le début des travaux : l’assurance dommage-ouvrage, qui couvre les défauts de construction, et la garantie décennale, qui protège contre les malfaçons pendant dix ans. Ce sont des protections essentielles pour éviter toute mauvaise surprise pendant ou après la construction.

Étape 6 – Suivre la construction

La gestion de chantier

Une fois le chantier lancé, il est important de le suivre régulièrement pour vous assurer que tout se déroule conformément aux plans. Restez en contact avec votre constructeur ou votre architecte et vérifiez que les délais et les coûts sont respectés.

Organisez des réunions de suivi, réalisez des visites sur place et n’hésitez pas à poser des questions sur l’avancée des travaux.

Respecter les délais et le budget

Le respect des délais et du budget est essentiel pour éviter toute mauvaise surprise à la fin du chantier. Les imprévus peuvent surgir, mais un bon suivi permettra de les gérer efficacement.

Veillez également à ce que les choix que vous faites tout au long du chantier ne viennent pas compromettre l’enveloppe budgétaire initiale.

Étape 7 – Finaliser le projet

La réception de la maison

Avant de pouvoir emménager, vous devrez procéder à la réception de la maison. Cette étape consiste à vérifier que tout a été réalisé conformément au contrat et que la maison est habitable.

Soyez particulièrement vigilant aux finitions et aux détails. Si des défauts sont constatés, faites-les corriger avant de signer la réception définitive.

Les dernières démarches administratives

Une fois la maison terminée, il vous reste quelques démarches administratives : mise en service des réseaux (électricité, gaz, eau), déclaration de fin de chantier, et inscription au cadastre. Ces démarches permettent de finaliser le dossier auprès des autorités et de rendre votre maison officiellement habitable.

3 conseils pour ceux qui souhaitent se lancer dans un projet de construction :

Bien réfléchir à ce qu’on veut réellement faire et sur quel secteur

Identifier son style de vie : « Comment je veux vivre dans cette maison ? Qu’est-ce que je veux en faire ? ». A l’heure actuelle, je me projette dans une maison à étage, mais pour mes vieux jours, j’aimerais quand même avoir une chambre en bas.

Définir son budget. Par exemple, je gagne 3000€/mois, ce qui veut dire que potentiellement, je peux emprunter 1000€/mois. Mais ce budget ne va-t-il pas m’obliger à mettre des choses de côté, comme des activités, des vacances ? Il faut y réfléchir car c’est un investissement sur plusieurs années.

Simon de Maisons Socoren, constructeur de maisons individuelles dans le Grand Ouest.

Construire une maison individuelle est un projet de grande envergure qui demande de la préparation et une bonne organisation. En définissant vos besoins, en établissant un budget réaliste, en choisissant le bon terrain et les bons professionnels, et en suivant régulièrement l’avancée des travaux, vous mettez toutes les chances de votre côté pour réaliser ce rêve. Soyez rigoureux, patient et méthodique : votre future maison en dépend !

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Comment aménager un van pour partir en road trip ?

Voyager sur les routes avec un van aménagé est une expérience enrichissante pour les aventuriers en quête de liberté et d’évasion. Partez à l’aventure en toute liberté, tout en gardant le confort d’un vrai petit chez-vous. Aménager son van, c’est plus qu’un simple projet : c’est l’occasion de créer un espace unique qui vous ressemble ! Armé de quelques astuces et d’une bonne dose d’enthousiasme, vous serez prêt à créer votre propre cocon mobile et à vivre des moments uniques sur les routes. Alors, prêt à créer votre petit nid douillet sur roues ?

Choix du véhicule adapté

Types de véhicules

Les vans compacts se distinguent par leur maniabilité et leur discrétion, idéals pour les escapades en ville ou les routes sinueuses. Leur petite taille facilite le stationnement et réduit la consommation de carburant, un atout non négligeable pour les aventuriers soucieux de leur empreinte écologique. Mais l’espace intérieur est restreint, ce qui nécessite une optimisation ingénieuse des aménagements.

D’un autre côté, les fourgons grands volumes offrent un espace accru, parfait pour les séjours prolongés ou les familles. Avec une capacité d’aménagement plus vaste, ils permettent d’intégrer des équipements supplémentaires comme une cuisine complète, des sanitaires ou un espace de rangement conséquent. Ce type de véhicule assure un confort inégalé tout en offrant la possibilité de personnaliser l’intérieur selon vos préférences et besoins spécifiques.

 

Face à ces deux options, votre choix dépendra avant tout de votre style de voyage et des fonctionnalités recherchées.

Critères de sélection

Lors du choix de votre van, vérifiez le kilométrage, l’historique d’entretien et l’état général de la mécanique. Un véhicule fiable vous évitera les mauvaises surprises sur la route.

Bien sûr, votre budget déterminera non seulement l’achat du véhicule mais aussi son aménagement futur.

Pensez également à la consommation de carburant : un moteur récent vous fera économiser sur les longs trajets.

Étapes clés de l’aménagement

Isolation et ventilation

Pour aménager un van et en faire un cocon confortable, misez sur une bonne isolation. Optez pour des matériaux comme l’Armaflex ou le liège expansé, reconnus pour leurs excellentes propriétés thermiques et acoustiques. Avec ces isolants, vous profiterez d’une température idéale dans votre van, même par grand froid ou forte chaleur. Ils sont également légers et faciles à poser, parfaits pour maximiser l’espace disponible.

L’installation de fenêtres ou de lanterneaux assure une ventilation efficace. Les ouvertures assurent l’évacuation de l’humidité et une circulation d’air saine, évitant la condensation.

Pour rendre votre van encore plus confortable, équipez vos ouvertures de moustiquaires intégrées. Cette protection vous évitera la visite d’insectes indésirables tout en conservant une bonne circulation d’air.

Installation électrique

Commencez par installer une batterie auxiliaire, nécessaire pour alimenter vos appareils lors de vos haltes prolongées. Cette batterie vous permettra de profiter d’un éclairage confortable et de recharger vos appareils électroniques sans affecter la batterie principale du véhicule.

Pour maximiser votre autonomie énergétique, envisagez d’ajouter des panneaux solaires. Une fois installés sur votre toit, ils transforment la lumière du soleil en énergie, parfait pour recharger votre batterie auxiliaire pendant la journée.

Côté équipements, misez sur des prises et des éclairages bien pensés. Les LED sont vos meilleures alliées : économes en énergie et ultra durables ! Ensuite, dernière étape pour compléter votre installation en beauté, installez un régulateur de charge qui protégera tout votre système électrique.

Aménagement intérieur

Pour transformer l’intérieur de votre van en un espace à la fois confortable et fonctionnel, optez pour des meubles modulables. Grâce à ces solutions malines, vous tirerez le meilleur parti de chaque centimètre de votre espace de vie.

Les kits d’aménagement en bois, conçus pour être à la fois amovibles et modulables, sont parfaits pour une installation rapide et sans tracas. Ils offrent une excellente flexibilité, vous permettant d’adapter l’agencement selon vos besoins, que ce soit pour un voyage court ou une expédition prolongée.

Par exemple, installez des unités de rangement polyvalentes comme des tiroirs sous les sièges ou des étagères murales légères. Ces unités de rangement permettent de ranger vos équipements de cuisine, vêtements, et autres essentiels de voyage, sans encombrer l’espace.

Cuisine et sanitaires

Pour aménager un coin cuisine dans votre van, optez pour un combiné réchaud-évier. Grâce à leur design compact, vous pourrez mitonner vos petits plats sans sacrifier votre espace de vie. Installez un réchaud à gaz à deux feux pour préparer vos plats préférés, accompagné d’un évier en inox pour une hygiène optimale. Privilégiez les modèles avec couvercle pour maximiser l’espace de travail lorsque les appareils ne sont pas utilisés.

Pour les sanitaires, plusieurs solutions s’offrent à vous. Les toilettes portables sont pratiques et faciles à ranger, idéales pour les arrêts improvisés. En alternative, misez sur les toilettes sèches, une solution écologique, économique et simple d’entretien.

Côté douche, les modèles solaires font merveille : pratiques et écologiques, elles vous offrent le luxe d’une bonne douche chaude en pleine nature ! Pour rendre ces moments encore plus agréables, la cabine de douche pliable sera votre meilleure alliée pendant vos séjours prolongés.

Quel budget pour aménager un van ?

Prêt à vous lancer dans l’aménagement de votre van ? Parlons d’abord budget ! Trois facteurs principaux vont déterminer votre investissement.

  • Le prix d’achat du véhicule : opter pour un van neuf ou d’occasion impactera le budget initial.
  • La sélection des matériaux et équipements : des matériaux durables et de haute qualité garantiront un confort et une longévité accrus, mais à un coût plus élevé.
  • L’aménagement du van : préférez-vous réaliser l’aménagement vous-même ou confier le travail à des pros ? Se lancer dans l’auto-aménagement permet de faire des économies, à condition d’avoir un peu de temps et des compétences en bricolage. Faire appel à des professionnels assure un résultat de qualité et sans tracas, bien que souvent plus coûteux.

Difficile de donner un prix exact pour l’aménagement de votre van, mais tablez sur une fourchette entre 5 000 et 15 000€ en fonction de la taille de votre véhicule, vos choix d’équipement, votre degré de confort et d’autonomie.

Homologation et assurances

Homologation VASP

Obtenir l’homologation VASP pour votre van aménagé est une étape indispensable. Votre van devra répondre à des normes précises de sécurité et de confort. Une fois les travaux réalisés, préparez un dossier détaillé, incluant les spécifications techniques et les plans d’aménagement.

Ce dossier est ensuite soumis aux autorités compétentes pour une évaluation. Un expert vérifiera la conformité de votre van lors d’une inspection. Si tout est conforme aux normes, votre van sera officiellement reconnu comme habitable. Vous pourrez alors prendre la route l’esprit tranquille !

Assurances

Vous avez aménagé votre van avec amour ? Parlons maintenant de votre contrat d’assurance pour protéger votre petit nid roulant !

Vérifiez que les aménagements, comme la cuisine et le système électrique, sont bien couverts en cas de vol, de dégradation ou d’accident. L’assurance tous risques, c’est la solution idéale pour rouler l’esprit tranquille.

N’oubliez pas d’inclure une garantie pour tous vos équipements installés, pour partir à l’aventure sans vous faire de souci. Une bonne assurance protège tout : votre van, vos équipements et bien sûr, toute votre petite tribu à bord.

Comparez les différentes offres et regardez de près les conditions pour les voyages à l’étranger, pour être paré à toutes les situations, même loin de chez vous !

Conseils pour un aménagement réussi

  • Privilégiez des solutions modulables.
  • Pensez à des meubles multifonctionnels qui maximisent l’utilisation de l’espace.
  • Fixez solidement tous les meubles pour éviter tout déplacement pendant la conduite.
  • Equipez votre van de détecteurs de fumée qui vous protégeront en cas d’incendie.
  • Avant de vous lancer dans un long voyage, prenez le temps de tester votre van sur de courtes distances.

Obtenir un prêt immobilier au chômage, c’est possible ?

Avoir un projet immobilier quand on est au chômage peut sembler ambitieux, voire hors de portée. Pourtant, il est tout à fait possible de concrétiser son rêve de devenir propriétaire même sans emploi. Avec un bon dossier, une gestion budgétaire sérieuse et quelques dispositifs adaptés, les banques peuvent être prêtes à accorder un prêt immobilier au chômage.

Emprunter sans CDI, est-ce vraiment possible ?

Légalement, rien n’empêche un demandeur d’emploi de faire une demande de crédit immobilier au chômage. Ce qui compte pour les banques, c’est avant tout la capacité de remboursement et la solidité du projet. Un emprunteur au chômage peut convaincre, s’il présente un profil rassurant : stabilité passée, perspectives de retour à l’emploi, bonne gestion financière.

Les banques prennent le temps d’étudier chaque situation. Une période de chômage temporaire, un métier en tension, ou une reconversion professionnelle bien engagée peuvent peser favorablement dans la balance.

Constituer un dossier solide : la clé pour convaincre

Le point de départ, c’est un projet réaliste. Adapter ses ambitions immobilières à ses ressources actuelles montre aux banques que vous êtes lucide et organisé. Il peut être pertinent, par exemple, de cibler un bien plus modeste, ou situé dans une zone où les prix sont plus abordables.

Vient ensuite l’analyse des comptes bancaires. Pendant les mois précédant la demande, vous devez montrer patte blanche : pas de découverts, pas de paiements rejetés, et si possible, une capacité d’épargne régulière. Cela témoigne de votre fiabilité, même sans revenu fixe.

Enfin, l’apport personnel est un argument de poids. Il n’a pas besoin d’être énorme : à partir de 10 % du prix du bien, cela suffit déjà à rassurer. Un apport montre que le projet est préparé, que vous avez su mettre de côté, et que vous êtes prêt à vous engager.

Le rôle décisif du co-emprunteur

Si vous achetez à deux, et que votre co-emprunteur est en CDI ou dispose de revenus stables, cela peut totalement changer la donne. Dans ce cas, la banque se base principalement sur les revenus du co-emprunteur pour évaluer la capacité d’endettement.

Cette configuration permet non seulement de renforcer le dossier, mais aussi d’augmenter le montant emprunté. Le prêt repose alors sur une assise financière plus solide, et les risques pour l’établissement prêteur sont moindres.

Les aides pour faciliter l’emprunt immobilier au chômage

Il existe des aides publiques spécialement conçues pour soutenir les foyers modestes, ou en situation de transition professionnelle.

Le prêt à taux zéro (PTZ) permet de financer jusqu’à 40 % du projet immobilier sans intérêts. Il est soumis à des plafonds de revenus, calculés sur l’année N-2. Ce décalage peut jouer en faveur d’un chômeur récemment sans emploi, qui avait encore un revenu correct deux ans auparavant. Autre avantage : le PTZ prévoit une période de différé pendant laquelle aucun remboursement n’est exigé.

Le prêt d’accession sociale (PAS) est une autre solution. Il peut financer jusqu’à 100 % du coût du projet et donne accès à l’aide personnalisée au logement (APL). Là aussi, des conditions de ressources s’appliquent, mais le PAS est cumulable avec le PTZ, ce qui constitue une aide précieuse.

Enfin, la CAF peut attribuer des aides au logement (APL, ALF ou ALS), en fonction de la composition du foyer et des revenus. Ces aides mensuelles peuvent soulager le budget et faciliter l’équilibre financier du projet immobilier.

D’autres solutions à envisager

Quand le prêt classique semble hors d’atteinte, il existe des alternatives.

La location-accession, par exemple, permet de louer un bien avec une option d’achat différée. Pendant la phase locative, une partie des loyers est épargnée pour constituer un apport. C’est une solution progressive et rassurante, surtout quand on est en situation de chômage temporaire.

Le prêt entre particuliers peut aussi être envisagé. Famille, amis, plateformes en ligne… Ces prêts sont souvent plus souples que ceux des banques, mais doivent impérativement être formalisés par écrit, et idéalement validés chez un notaire pour éviter tout litige.

Et si le chômage survient après avoir obtenu son prêt ?

Si la perte d’emploi intervient en cours de remboursement, plusieurs solutions existent. Les banques peuvent proposer une modulation temporaire des mensualités, voire une suspension. Cela permet de retrouver une stabilité sans mettre en danger le crédit.

Il est aussi possible d’envisager un rachat de crédit, surtout si un co-emprunteur avec un bon profil peut porter le nouveau prêt. Attention cependant aux frais engendrés.

Enfin, certaines assurances facultatives couvrent la perte d’emploi. Une assurance prêt immobilier chômage peut prendre en charge une partie des mensualités, à condition d’avoir été souscrite avant la perte d’emploi. Elle reste néanmoins assez encadrée, souvent réservée aux salariés en CDI, avec des conditions précises d’indemnisation.

Est-il possible de vendre sa maison soi-même ?

Vendre sa maison sans agence immobilière est tout à fait possible, et peut même présenter certains avantages : exit les frais qui peuvent atteindre jusqu’à 10% de la valeur du bien et freiner les acquéreurs. Cependant, cela demande une organisation minutieuse afin que la transaction se passe sans accroc. Découvrez comment il est possible de vendre un bien sans passer par une agence !

Les avantages à vendre sa maison soi-même

Ne pas faire appel à un tiers pour vendre son bien immobilier permet de faire l’économie des frais d’agence, mais ne dispense pas des dépenses liées aux diagnostics immobiliers obligatoires (comme le DPE) ainsi que des frais de notaire.

Vous pouvez rédiger un compromis de vente sous seing privé vous-même, reprenant toutes les clauses juridiques obligatoires, mais recourir à un notaire permet de sécuriser l’opération. D’autant plus qu’aucun frais supplémentaire n’est exigé entre la rédaction et la signature d’un compromis de vente.

Enfin, vendre sa maison par ses propres moyens offre une grande liberté d’organisation et la possibilité de fixer un prix selon ses propres critères.

Les défis à relever quand on décide de vendre sa maison soi-même

Il est tout à fait envisageable de vendre sa maison ou son appartement sans faire appel à une agence immobilière, mais cela demande du temps et exige une bonne préparation. Quels sont les risques de vendre une maison de particulier à particulier ? Voici quelques éléments à ne pas négliger.

Déterminer le prix

La première étape lorsque l’on décide de vendre sa maison soi-même est de fixer le prix du bien. Cela implique de bien connaître le marché immobilier local. Pour maximiser vos chances de succès, veillez à appliquer un prix compétitif. En évitant de surévaluer le bien, vous vous assurez des visites ou des offres d’achat.

Le meilleur moyen de vendre sans agence est donc de comparer les maisons similaires à la vôtre, localisation comprise, qui ont été vendues récemment. Vous pouvez aussi solliciter les conseils d’un notaire, ou vous renseignez sur internet sur les sites de vente de particulier à particulier.

Présenter son bien

Quand on fait le choix de ne pas passer par une agence immobilière pour vendre un bien, on doit rédiger et poster l’annonce soi-même.

Le texte n’est pas à négliger, car c’est lui qui va donner envie aux potentiels acheteurs de vous contacter. Il doit donc être clair et précis : la surface, le nombre de pièces, les éventuelles dépendances, la présence d’une cave ou d’un garage, le secteur, etc. Afin d’éviter les appels indésirables d’agents immobiliers, pensez à ajouter la mention « Agences s’abstenir ».

Autre point important : les photos. Prenez le temps de faire de belles photos des différentes pièces, en format paysage et avec plusieurs angles de vue de préférence. L’objectif est d’obtenir des clichés de pièces bien rangées, avec une bonne luminosité, qui vont mettre en valeur votre logement.

Organiser les visites

Une visite, cela se prépare. Alors, avant d’inviter de potentiels acheteurs à faire le tour du propriétaire, faites un grand ménage et rangez. Votre logement doit être accueillant, sans être encombré : les potentiels acquéreurs doivent pouvoir se projeter immédiatement.

Pour chaque visite, réservez environ une heure de votre temps pour pouvoir échanger tranquillement avec chaque visiteur. En effet, plus une personne sera intéressée, plus elle saisira l’occasion de poser des questions.

Enfin, si vous devez vous montrer disponible pour fournir des informations sur le quartier, le voisinage ou encore les spécificités du logement, inutile de suivre votre visiteur partout : laissez-le plutôt explorer à son rythme.

Ne rien oublier

Outre les diagnostics obligatoires pour la vente, pensez à regrouper quelques documents qui pourraient être utiles pour répondre aux questions des visiteurs : l’avis de taxe foncière, les factures des travaux effectués, de gaz ou d’électricité, etc.

Vous l’aurez compris, vendre sa maison soi-même est possible mais demande un investissement important, car vous êtes seul à veiller au bon déroulement de toutes les phases du processus de vente.

Comment vendre ma maison moi-même ?

Les documents pour vendre sa maison

La réalisation d’un dossier de diagnostic technique (DDT) est obligatoire afin d’informer les futurs acquéreurs sur l’état du logement. Selon l’année de construction et la localisation du bien, divers diagnostics doivent être effectués par un professionnel agréé :

  • Diagnostic termites et autres insectes xylophages, uniquement dans les communes désignées par un arrêté préfectoral
  • Diagnostic de performance énergétique (DPE), accompagné d’un audit énergétique si le logement est classé F ou G.
  • Constat de risque d’exposition au plomb (CREP), pour les logements construits avant 1949
  • État de l’installation intérieure gaz et électricité, pour celles qui ont plus de 15 ans
  • État des risques et pollutions : indication sur les risques naturels, miniers, technologiques, sismiques, radon, etc.
  • Diagnostic amiante, indique la présence ou l’absence de matériaux ou produits contenant de l’amiante dans un logement dont le permis de construire à été délivré avant juillet 1997
  • Diagnostic mérule, pour les zones concernées par un arrêté préfectoral
  • État du système d’assainissement, si le bien n’est pas raccordé au réseau public pour la collecte des eaux usées

Les acheteurs potentiels peuvent vous demander l’ensemble des diagnostics immobiliers obligatoires lors de la visite, l’idéal est donc de prendre contact avec un expert au préalable.

La rédaction du compromis de vente

La promesse de vente doit être conclue 3 mois avant la signature de l’acte authentique chez le notaire. Vendre son bien immobilier seul n’a aucune incidence sur le délai ou les procédures de vente. Ce laps de temps permet à l’acheteur de débloquer son financement auprès d’un organisme bancaire.

La promesse de vente immobilière doit comporter les coordonnées du vendeur et de l’acquéreur, ainsi que des détails sur le bien et la transaction :

  • Adresse du bien
  • Origine du bien (précédent acte de vente, etc.)
  • Descriptif détaillé du bien et de ses équipements
  • Existence d’une hypothèque et/ou servitude
  • Conditions suspensives le cas échéant
  • Prix du bien et modalités de paiement
  • Durée de validité de la promesse de vente et date limite de signature de l’acte définitif
  • Informations relatives au droit de rétractation (le manquement à cette obligation est passible d’une amende allant jusqu’à 15 000€)
  • Date de disponibilité du bien

En ce qui concerne l’offre d’achat, elle prend en général la forme d’une lettre et doit comporter la désignation du bien, la date de l’offre, le prix fixé par l’acheteur et la durée de validité de l’offre. L’acheteur dispose d’un délai de rétractation de 10 jours à partir de la signature du compromis de vente.

Puis-je vendre ma maison par moi-même alors qu’elle est en agence ?

Oui, il est possible de vendre sa maison entre particuliers, même si elle est déjà proposée à la vente par le biais d’une agence immobilière.

En effet, lorsque vous avez conclu un accord avec l’agent immobilier, appelé mandat de vente, vous lui avez confié la recherche d’un acquéreur et la vente du bien.

Selon le contrat, vous avez la possibilité de vendre vous-même votre bien et de déléguer la vente à une ou plusieurs autres agences.

Il existe 3 types de mandat de vente :

  • Le mandat simple, avec une ou plusieurs agences, qui vous autorise à vendre le bien vous-même.
  • Le mandat exclusif, avec une agence, qui est seule à pouvoir le vendre.
  • Le mandat semi-exclusif, confié à une seule agence, qui vous permet toutefois de vendre le bien vous-même.

Combien investir en SCPI ?

Investir dans une SCPI, c’est un peu comme partir en voyage : il faut bien préparer sa route ! Mais rassurez-vous, on est là pour vous guider pas à pas. Voici quelques stratégies qui peuvent vous aider à investir de manière intelligente et sereine dans les SCPI.

Rappel : qu’est-ce qu’une SCPI ?

Une SCPI, ou Société Civile de Placement Immobilier, est une structure qui permet d’investir dans l’immobilier sans avoir à acheter un bien en direct. En acquérant des parts de SCPI, vous investissez indirectement dans un ensemble de biens immobiliers que la SCPI possède et gère.

Plutôt que d’acheter tout un immeuble ou un appartement, vous achetez une petite partie d’un grand portefeuille immobilier. Cela vous permet de profiter des revenus locatifs générés par ces biens, tout en mutualisant les risques avec d’autres investisseurs. De plus, c’est la SCPI qui se charge de toute la gestion : de la recherche des locataires à l’entretien des propriétés, vous n’avez pas à vous en soucier !

>> En savoir plus : Investir dans l’immobilier d’entreprise, est-ce intéressant ?

Quelle somme minimum investir en SCPI ?

En général, les tickets d’entrée dans une SCPI sont accessibles : des parts sont proposées à 200€ seulement. Toutefois, pour profiter de véritables revenus complémentaires, il est nécessaire d’investir davantage.

Selon la SCPI que vous choisissez, vous devrez peut-être débourser au moins 10 000 ou 20 000€ pour espérer un bon rendement mensuel. Il est intéressant de consacrer 15% de son capital disponible aux SCPI, s’il s’agit de votre stratégie patrimoniale. N’hésitez pas à consulter un gestionnaire de patrimoine pour vous conseiller.

Bien sûr, vous pouvez tout à fait investir un petit montant au départ, puis acheter plus de parts à l’avenir.

SCPI, combien investir au maximum ?

Bien que les risques soient limités en SCPI par rapport à d’autres types d’investissement grâce à la mutualisation des risques, il est recommandé de ne pas dépasser ⅓ de votre patrimoine dans les SCPI.

Si vous envisagez d’investir une grosse somme, comme 200 000 ou 300 000€, nous vous préconisons de répartir la somme sur plusieurs SCPI différentes, afin de réduire encore davantage le risque et de diversifier votre patrimoine.

Comment acheter des parts ?

Investir comptant dans une SCPI

Acheter des parts de SCPI comptant vous permet d’investir dans la pierre avec quelques centaines d’euros seulement, sans les contraintes de l’emprunt immobilier. Vous pouvez profiter de revenus complémentaires après le délai de jouissance, sans avoir à les utiliser pour rembourser votre crédit. Si vous disposez des liquidités suffisantes, c’est une solution intéressante.

Investir à crédit dans une SCPI

Même si le ticket d’entrée est accessible, emprunter pour acheter des parts de SCPI peut être avantageux. Vous bénéficiez à la fois des rendements de la SCPI et de l’effet de levier du crédit immobilier. Avec le bon choix, vous pouvez rembourser votre emprunt grâce aux dividendes perçues, tout en déduisant les intérêts d’emprunts de vos revenus fonciers.

A noter : certaines banques peuvent être réticentes à l’idée de financer des SCPI, à moins de proposer leurs propres produits.

Investir dans une SCPI via une assurance vie

Il est possible d’investir dans des SCPI grâce à un contrat d’assurance vie. Elles sont disponibles en tant qu’unités de compte. Dans ce cadre, les frais d’entrée sont généralement allégés et il n’y a aucun délai de jouissance. L’assureur garantit également la liquidité des parts.

Les frais à ne pas oublier

En plus de votre investissement, d’autres coûts sont à prendre en compte. Il est important de les considérer pour ne pas vous retrouver à payer des frais que vous n’aviez pas prévu dans votre budget.

  • Frais de souscription : le coût pour acheter vos parts de SCPI, comme des frais d’entrée.
  • Frais de gestion : la société gérante de la SCPI prélève un pourcentage sur les loyers perçus chaque année.
  • Frais de cession : si vous décidez de vendre vos parts, il peut y avoir des frais de cession à payer.

Comment bien investir dans une SCPI ?

Démarrer petit et augmenter progressivement

Nul besoin de sortir le grand jeu dès le départ. Commencer avec un montant modeste vous permet de vous familiariser avec le fonctionnement des SCPI sans prendre de risques démesurés.

Cela vous donne le temps d’observer comment votre investissement évolue, de comprendre les termes comme le taux de rendement ou le taux d’occupation financière sans vous sentir dépassé.

À mesure que vous devenez plus à l’aise, envisagez d’augmenter progressivement votre investissement pour obtenir un meilleur rendement.

L’effet de levier avec un emprunt

Cela peut sembler intimidant, mais emprunter pour investir dans une SCPI est une stratégie courante, appelée effet de levier. C’est-à-dire que vous prenez un crédit bancaire pour acheter vos parts de SCPI.

L’intérêt majeur ici est que vous pouvez acheter des parts sans utiliser uniquement votre propre argent, et en plus, les intérêts de cet emprunt sont souvent déductibles de vos revenus fonciers, ce qui est fiscalement avantageux !

Parlez-en à un expert et assurez-vous de bien comprendre les termes du prêt avant de vous lancer. Vous pouvez rencontrer des experts immobiliers lors des salons Viving.

La diversification à travers plusieurs SCPI

Vous avez entendu l’expression ‘ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier’ ? Cela s’applique aussi ici ! Investir dans différentes SCPI vous permet de diversifier votre investissement.

Cette stratégie réduit vos risques, car si une SCPI performe moins bien, les autres peuvent compenser. Cela vous donne également l’accès à différents marchés immobiliers (bureaux, commerces, résidences…).

Prenez le temps de bien choisir les SCPI dans lesquelles vous investissez. Comparez leurs performances passées, mais aussi leur stratégie et leur gestion.

Fixer des objectifs clairs et réalistes

Avant de vous lancer, demandez-vous : “Pourquoi je veux investir dans des SCPI ?”. Est-ce pour préparer votre retraite, générer un revenu complémentaire, réduire vos impôts ?

Avoir des objectifs clairs vous aidera à choisir la SCPI qui correspond le mieux à vos besoins et à éviter les mauvaises surprises.

Soyez patient et réaliste. L’immobilier est un investissement sur le long terme. Ne vous attendez pas à devenir riche du jour au lendemain !

Pourquoi faire appel à un bureau d’études pour mon projet ?

Vous avez décidé de faire construire votre maison ? Félicitations ! Plusieurs acteurs sont nécessaires pour une construction, notamment un ou plusieurs bureaux d’études, en fonction de vos besoins. On vous aide à y voir plus clair !

Qu’est-ce qu’un bureau d’étude ?

Le but du bureau d’études ( ou BE) est de vous aider à faire les bons choix structurels et techniques pour la construction ou la rénovation de votre maison individuelle, via des études. S’ils travaillent pour des particuliers, ils peuvent aussi travailler pour des entreprises ou des promoteurs immobiliers.

Les ingénieurs et techniciens effectuent des recommandations pour réaliser vos travaux, ou partagent leur expertise concernant la qualité de l’existant.

En général, ce sont les maîtres d’œuvre ou les maîtres d’ouvrage qui font appel aux bureaux d’études, mais vous pouvez tout à fait en contacter un directement en tant que particulier, dans le cadre d’une construction ou d’une rénovation.

Quels sont les types de bureaux d’études ?

Il existe des bureaux d’études pour chaque spécialité ! On vous présente les différents types de bureaux d’études, en fonction de leur expertise :

Le bureau d’études structure

Le bureau d’étude structure pour les particuliers s’occupe des composantes structurelles : charpentes, poutres, poteaux, etc. Tout ce qui permet à la maison de tenir debout !

Certains BE structure sont dédiés à des constructions bien précises, comme les ouvrages en béton, les ouvrages en bois ou les structures métalliques.

Le bureau d’études assainissement

Pour installer ou remplacer un système d’assainissement non collectif dans une maison, faire appel à un bureau d’études assainissement est obligatoire. Les techniciens vont s’intéresser aux caractéristiques du sol pour recommander la meilleure solution d’assainissement pour votre logement.

Le bureau d’études infiltrométrie

Ce bureau d’études s’occupe de l’étanchéité à l’air de la maison, pour choisir le meilleur système d’étanchéité possible. Ils réalisent des tests pour vérifier la conformité d’une construction d’après les exigences de la RE 2020.

Le bureau d’études géotechnique

Très important, le bureau d’étude géotechnique produit des rapports pour proposer les fondations adaptées superficielles ou profondes pour votre maison. Son objectif est de bien répartir les charges dans le sol, en fonction de la nature du sol et du poids du bâti. C’est également ce BE qui réalise les études de sol géotechniques pour déterminer sa nature.

Le bureau d’études thermique

Le but du BE thermique est de réduire la consommation énergétique de la maison, que ce soit dans le cadre d’une construction ou d’une rénovation. Il étudie les dissipations thermiques pour proposer de meilleurs matériaux et/ou équipements, dans le respect de la RE 2020.

Est-ce obligatoire ?

Faire appel à un bureau d’étude technique peut être indispensable dans certains cas :

  • Pour installer un système d’assainissement non collectif : une étude de sol assainissement doit être jointe au dossier soumis au SPANC (service public d’assainissement non collectif) ;
  • Pour bénéficier de l’assurance dommages-ouvrage : une étude géotechnique est requise par les assureurs ;
  • Pour déposer un permis de construire : un bureau d’études thermique doit être recruté.

Quels sont les services proposés par un bureau d’étude ?

Plusieurs missions peuvent être confiées à un bureau d’études.

La conception d’ouvrage

Pour ce service, le bureau d’études se charge de réaliser les calculs nécessaires pour concevoir l’ouvrage. Par exemple, le bureau d’étude structure pour une maison individuelle va définir comment assurer la bonne tenue de la structure et sa durabilité, avec un certain type d’équipement. Le maître d’œuvre pourra se référer à cette méthodologie.

La rénovation

On peut également faire appel à un BE dans le cadre d’une rénovation de maison ou d’une extension. Il faut effectuer un diagnostic de l’existant et vérifier que les travaux envisagés n’aient pas d’impact sur la structure existante. Le bureau d’études thermique peut aussi prendre part à ce type de mission, si vous cherchez à réduire votre consommation d’énergie.

Le diagnostic

Hors construction ou modification, les bureaux d’études sont utiles pour réaliser toutes sortes de diagnostics : état de la structure, étude de sol, étanchéité, dissipation thermique, etc. Cela pourra vous aider à affiner votre projet de construction, de rénovation ou d’extension, en ayant une idée plus précise des coûts.

La maîtrise d’oeuvre

Certains bureaux d’études proposent également d’être maître d’œuvre, c’est-à-dire de gérer la réalisation de vos travaux. Cela peut être un avantage, car vous êtes certain que les études produites seront bien appliquées.

Les avantages pour un particulier

Bien que le bureau d’études soit un poste de dépense supplémentaire, il peut néanmoins vous apporter des bénéfices. N’oubliez pas que dans certains cas, il s’agit même d’une obligation.

Le premier avantage est de profiter de l’expertise et du savoir-faire des ingénieurs du bureau d’études. Vous serez certain que votre projet de construction ou de rénovation est entre de bonnes mains, et que la conception du bâti sera idéale, dans le respect des normes en vigueur.

Le deuxième avantage est de vous assurer de la faisabilité de votre projet avant même de le débuter. Grâce aux diagnostics, vous saurez si votre projet est faisable en l’état ou si des problèmes techniques vous empêchent de le réaliser. Vous aurez également une meilleure idée des coûts et des délais de réalisation.

Enfin, le bureau d’études peut s’occuper pour vous des formalités administratives. Pré-déclarer les travaux, demander des permis de construire ou des autorisations de voirie : les techniciens peuvent s’occuper de ce type de demande pour que vos travaux commencent dans les temps.

Quand faire appel à un bureau d’étude ?

Quand vous voulez ! Sauf une fois le projet terminé, bien sûr.

Vous pouvez contacter un bureau d’études techniques avant de débuter votre projet, afin d’effectuer des diagnostics et fournir une méthodologie de réalisation. Mais aussi au début du projet, pour être accompagné sur les aspects techniques. Enfin, si vous avez besoin d’un maître d’œuvre pendant le projet, certains bureaux d’études proposent ce type de prestation.